JusticeLes accusées ne voyaient plus d'autre issue que la mort de leur père

RTL Infos
Deux femmes ont comparu devant le tribunal de Luxembourg pour avoir voulu commanditer le meurtre de leur père.

En mai 2019, au tribunal de Luxembourg, le père a été condamné à huit ans de prison ferme pour une série de viols commis sur trois de ses enfants entre août 2006 et avril 2012. Son procès en appel a été fixé à l'automne. A la suite de ces faits, deux de ses filles auraient commandité le meurtre de leur père.

Pour ce faire, les accusées auraient contacté un oncle aux Philippines, à qui elles auraient versé 250 euros, a expliqué l'avocat de la plus âgée. Les deux femmes auraient toutefois ri au téléphone, c'est-à-dire qu'elles n'auraient pas été prises au sérieux, selon Maître Foetz. A côté de cela, elles n'auraient plus vu d'autre issue que de tuer le père. Maître Schuller, l'avocate de la plus jeune, a affirmé que l'idée d'entreprendre quelque-chose serait venue des demi-soeurs, mais aucun plan. Les deux avocats ont plaidé l'acquittement de leur cliente. En revanche, Maître Roby Schons, l'avocat du père, a réclamé 15.000 euros de dommages et intérêts.

Au début de l'audience, deux enquêteurs de la police judiciaire avaient expliqué que les prévenues, selon leurs dires, n'auraient parlé de tuer leur père que par colère, mais il y aurait eu des plans plus concrets à partir de juin 2013. Le mobile aurait été les abus commis par le père. Un père qui aurait affirmé que quelqu'un lui avait tiré dessus, mais que ce n'était pas l'oncle. A un moment donné, les deux femmes se seraient mises d'accord que la mort du père serait l'unique issue. Mais les choses ne s'étaient pas passées ainsi. L'oncle ne s'était pas manifesté et l'affaire était tombée à l'eau. Il aurait dû se passer quelque-chose, mais pas un meurtre, telle était la conclusion de l'un des policiers. Un point de vue partagé par le représentant du parquet, car il n'y aurait aucune preuve qu'il se soit passé quelque-chose aux Philippines. Il y aurait eu une vague demande, mais cette "élucubration" aurait été rejetée. Au final, le représentant du parquet a demandé une suspension du prononcé.

Le verdict est attendu le 23 juillet.

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