
La fusion dans le domaine satellitaire, est dans les tuyaux. La Société européenne de satellites (SES) - dont l'État luxembourgeois est le premier actionnaire- a confirmé la semaine passée que des discussions en vue d'une fusion avec la société américaine Intelsat (dont le siège social est au Luxembourg) étaient en cours, mais sans "aucune certitude" sur sa réalisation effective.
L'OGBL rappelle que "les fusions entraînent généralement des suppressions de postes". Le syndicat majoritaire dans l'entreprise se dit "inquiet" quant au sort qui sera réservé des 650 salariés du site luxembourgeois. Une importante restructuration serait déjà en cours sur le site de SES à Betzdorf. La rumeur de la fusion circule depuis "plusieurs mois déjà" et la direction serait en train de "préparer le terrain, en se lançant dans un nouveau processus de réorganisation de grande envergure".
-> Vers une fusion entre SES et Intelsat ?
Une "future réorganisation interne" a été annoncée par la direction depuis février et en mars, Steve Collar, le PDG de SES, a officiellement informé les 650 salariés au Luxembourg que "SES est en train de se transformer en profondeur avec pour but de devenir une "organisation axée sur le marché" qui soit "adaptée à son objectif"".
Ces dernières semaines, des cadres moyens et supérieurs se sont déjà "vu proposer progressivement denouveaux postes, mais également des départs à l'amiable".
Le syndicat rappelle que ces dernières années SES a déjà "traversé une période assez trouble" avec une
restructuration en 2020 qui avait abouti in extremis à un plan de maintien dans l’emploi en août 2020, renouvelé en 2022. Ce qui n'a "pas empêché SES d’ouvrir une filiale à Bucarest en 2020". Alors que ces activités délocalisées en Roumanie "auraient très bien pu être localisées au Luxembourg", estime l'OGBL.
Dans ce contexte, l'OGBL lance un appel à l'État actionnaire et à Xavier Bettel, ministre des Communications et des Médias qui "doit prendre ses responsabilités", pour jouer un rôle actif dans les négociations et sécuriser les emplois au Luxembourg.
L'État dispose de 33,3% des droits de vote au sein du conseil d’administration de SES et "des garanties doivent donc être exigées afin qu’il n’y ait pas de réduction de personnel et que SES reste majoritaire dans la nouvelle entité dont la fusion accouchera",estime l'OGL.