
Entre juillet 2021 et juillet 2022, 428 pétitions publiques ont été déposées. Il y en avait eu autour de 300 les deux années précédentes.
Sur ces 428 pétitions, 234 ont été déclarées recevables. Dix pétitions ont atteint le seuil des 4.500 signatures et conduit à un débat à la Chambre. Il y avait seulement eu sept débats l'année précédente.
La Chambre des députés fait actuellement procéder à un examen juridique pour savoir s'il ne faut pas exiger le matricule des personnes pour pouvoir signer une pétition. Nancy Arendt (CSV) s'est prononcée contre cette mesure, parce qu'elle se réjouit du succès croissant des pétitions. Selon elle, les pétitions ne mèneraient "pratiquement jamais" à rien. Même si les demandes ne sont parfois pas mises en œuvre point par point dans la réalité ou ne débouchent sur aucune mesure concrète, les réflexions contenues dans les pétitions influenceraient souvent la politique.
Le premier thème abordé dans les pétitions est la santé. Ensuite viennent la mobilité, l'emploi et la famille. Nancy Arendt a toutefois expliqué qu'il est souvent question des finances des gens, mais en fonction du sujet, cela tomberait dans d'autres catégories.
Enfin il a été constaté que quand une position était demandée à un ministère après une pétition, il y avait des ministères qui répondaient et d’autres pas. Exemple: en 12 mois, le ministère des Affaires étrangères n’a fourni aucune réponse à cinq demandes, le ministère de l’Environnement a répondu à une demande sur sept. Le meilleur élève est le ministère de la Mobilité avec cinq réponses sur six.