
Le tram dans la Ville de Luxembourg qui, faut-il le rappeler, roule avec de l'énergie électrique donc ne pollue pas, est destiné à remplacer à terme une grande partie des bus RGTR (Régime général des transports routiers). Des bus qui desservent actuellement, à travers des lignes de haute capacité, "le réseau de transport public dans la Ville sur l'axe Gare-Centrale-Hamilius-Kirchberg" explique le ministre de la mobilité François Bausch.
Ainsi, poursuit-il, chaque nouvelle étape de mise en service du tram est accompagnée d'une restructuration du réseau de bus RGTR. Lors de mise en service du tram en décembre 2017 entre Luxexpo et Pfaffenthal-Kirchberg, le réseau bus a été restructuré permettant ainsi de réduire le nombre de courses bus RGTR sur le tronçon Luxexpo-Centre-Ville de 23%. Après la mise en service du tram jusqu'à la Place de l'Etoile en juillet 2018, le nombre de bus a pu être réduit davantage, portant la réduction totale par rapport à la situation avant le tramway à 37%.
En ce qui concerne les émissions de C02, une étude réalisée en 2017 par Luxtram montre que les émissions de gaz à effet de serre évités ont été estimées à 3.400 tonnes de CO2 par an pour le tronçon A (pour 20.000 passagers par jour). Ce résultat est conforté par la fréquentation journalière actuelle qui est d'environ 22.000 voyageurs. À la mise en service de l'ensemble de la ligne de 16 km entre Cloche d'Or et l'aéroport du Findel, ce bénéfice devrait être de 54.000 tonnes de CO2 par an.
De même, la modernisation de la flotte des bus sur la pollution de l'air a produit ses effets. "La baisse claire et nette des moyennes annuelles mesurées en NO2 de 45 pg/m3 en 2017 à 40 pg/m3 en 2018 montre le succès des efforts réalisés tant en ce qui concerne la modernisation de la flotte des bus qu'en ce qui concerne la réorganisation du réseau de bus RGTR dans la Ville de Luxembourg" conclut le ministre.