
Si la vitesse et l'alcool sont bien admis comme des causes d'accidents mortels et graves sur nos routes, l'usage du téléphone mobile semble banal et peu grave. Pourtant, selon plusieurs études européennes, l'inattention au volant est considérée comme la deuxième cause d'accidents, derrière la vitesse et devant l'alcool.
"La tendance à la baisse du nombre de blessés et tués sur les routes risque d'être compromise par la distraction au volant si elle n'est pas mieux contrôlée et sanctionnée", estime Paul Hammelman, le président de la Sécurité routière.
C'est pour cela que la Sécurité routière se mobilise contre ce comportement regrettant qu'il soit peu surveillé et peu sanctionné. En 2018, 3.519 conducteurs ont été verbalisés pour l'utilisation du téléphone au volant.
Cependant, une nouvelle étape va être franchie avec l'adaptation des sanctions annoncée par le ministre de la Mobilité, François Bausch en mars dernier. "Nous nous félicitons de voir que l'usage du téléphone au volant sanctionnée par la perte de quatre points au lieu de deux à partir de 2021", souligne le président.
La campagne dont la diffusion commence cette semaine doit donc "à la fois sensibiliser à la dangerosité du téléphone au volant et préparer les automobilistes aux nouvelles sanctions", ajoute Isabelle Medinger, directrice. Le message "Au volant, le mobile est aussi dangeureux que l'alcool" est à ce titre explicite.
"Les chauffeurs professionnels sont également visés et leurs patrons devraient être sensibilisés", espère encore Paul Hammelman citant une étude qui indique que 81% des conducteurs s'adonnent à une multitâche au volant.
FAUX! Le risque d’accident est surtout lié à la perte d’attention provoquée par la conversation téléphonique. Cette perte d’attention est identique que le conducteur utilise un kit mains libres, une oreillette ou qu’il tienne le téléphone à la main.
FAUX! Contrairement à un passager, un interlocuteur téléphonique ne voit pas la circulation et ne s’interrompra pas, en cas de danger.
FAUX! Au téléphone, un piéton risque de mal percevoir ce qui l’entoure et de ne pas prendre le temps d’analyser une situation dangereuse, notamment lors de la traversée de la chaussée.
Selon la Sécurité routière en France, écrire un message en conduisant multiplie le risque d’accident par 23 et oblige le conducteur à détourner les yeux de la route pendant en moyenne 5 secondes. Par exemple: