Bilan intermédiaire des mesures de soutien à l'économieLe secteur Horesca victime collatérale du télétravail

RTL Infos
A la demande du CSV, un bilan intermédiaire des mesures de soutien Covid-19, a été présenté jeudi lors d'une commission jointe.

Le premier constat est que les entreprises ont surtout recours aux aides directes et aux moratoires auprès des banques. Diverses aides directes ont été demandées pour un montant de 135 millions d'euros et 18.000 moratoires à hauteur de plus de 3,6 milliards d'euros. En revanche, les crédits sous garantie d'Etat ne sont guère demandés. Seules 186 demandes ont été déposées. Le député CSV Laurent Mosar:

"On remarque très précisément ici, que finalement, les entreprises - et c'est compréhensible - ne souhaitent pas s'endetter davantage. Elles veulent d'abord rembourser leurs crédits en cours, et à ce niveau, elles veulent obtenir plus de temps. Elles souhaitent évidemment aussi profiter des aides non remboursables. Mais elles n'ont pas nécessairement très envie de demander des crédits supplémentaires."

Les moratoires s'achèveront en tout cas à la fin de l'année, il faudrait dès à présent se poser la question de la suite. Parce que même après la fin de l'année, il y aura certainement toujours un certain nombre d'entreprises qui ne pourront pas rembourser leurs crédits, selon Laurent Mosar. Aucune réponse n'a été fournie sur le sujet jeudi à la Commission.

Par ailleurs, le ministre des Classes moyennes, Lex Delles, a confirmé que les entreprises du secteur Horesca ainsi que de petits commerces, ressentaient les côtés négatifs du télétravail.

"... il y a évidemment beaucoup moins de gens présents dans leurs bureaux et aussi qui viennent travailler dans les immeubles de bureaux, les restaurateurs le remarquent tout particulièrement, les sandwicheries le remarquent. Là, il y a moins de chiffres d'affaires et on nous dit que jusqu'à présent le chiffre d'affaires a atteint un tiers seulement de ce qu'il était les mois précédents."

Le député CSV, Laurent Mosar, en conclut que si on veut à présent inscrire cette mesure dans la législation, il faudrait veiller à ce que le télétravail se limite tout au plus à un jour par semaine.

Aucune réponse définitive n'a été donnée en ce qui concerne le secteur des voyagistes. Là, il est important de trouver des solutions. Les pouvoirs publics veulent évidemment soutenir le secteur, mais aussi, défendre les consommateurs. Le système des bons n'est pas mauvais, mais il ne suffit pas, selon Laurent Mosar. Le secteur a demandé un fonds. Le gouvernement n'exclut pas cette possibilité pour l'instant.

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