Nouvelles mesures CovidLe secteur Horeca craint une nouvelle chute de son chiffre d'affaires

RTL Infos
Les restrictions liées au Covid vont être plus sévères au Luxembourg. Le régime "2G" va s'appliquer dès la semaine prochaine dans le secteur des loisirs, selon les annonces du gouvernement.
© AFP (archive)

A partir de la semaine prochaine, ceux qui voudront se rendre dans un café ou un restaurant, au cinéma ou dans une discothèque, devront être soit vaccinés, soit guéris. Sur le principe, le secteur Horeca se dit d'accord avec les mesures décidées par le gouvernement, mais il n'est pas d'accord sur tout et espère de nouvelles aides financières.

"Nous ne sommes bien sûr pas heureux de la suppression totale des tests rapides, parce qu'ainsi nous perdons une nouvelle fois des clients, mais nous la comprenons", a déclaré le président de l'Horeca, Alain Rix. Il regretterait cependant que le régime "2G" s'applique également sur les terrasses. Là, certains clients auraient eu une possibilité.

Le secteur comprend aussi les contrôles d'identité désormais associés au régime CovidCheck, étant donné les nombreuses fraudes. Alain Rix: "Le problème est juste celui-ci: devons-nous faire la police? Sommes-nous là pour cela? Et le truc, c'est que Monsieur Bettel a dit lundi qu'on peut demander la carte d'identité. Qu'est-ce que ça signifie, on peut? Soit nous devons, soit nous ne devons pas. Et de toute façon, celui qui ne veut pas les montrer, je ne peux théoriquement pas le laisser entrer."

Dans le secteur Horeca, il serait clair que ces nouvelles mesures vont à nouveau mener à une crise. C'est pourquoi le secteur espère encore des aides. "Bien sûr les aides doivent continuer, comme elles étaient quand c'était plus grave. Elles doivent se poursuivre, sinon nous n'y parviendrons pas. L'hôtellerie est un désastre, ça ne marche pas là-bas de toute façon, et je pense que nous avons besoin d'aide, car nous ne nous en sortons tout simplement pas. Il faut se rendre compte que nous sommes les seuls à avoir toujours reçu un coup sur la tête pendant toute la pandémie. Les autres ont pratiquement tous pu travailler", a poursuivi Alain Rix.

Les premiers grands repas dans les restaurants ont été annulés dès lundi soir. Guy Kirsch, propriétaire d'une boucherie et d'un service traiteur a pu le constater. Dans son entreprise, les prévisions sont négatives dans de nombreux secteurs.

"Ce n'est pas si simple, nous remarquons que les gens ont malgré tout de plus en plus peur. Aujourd'hui par exemple, nous avons quatre annulations chez le traiteur. Et nous sommes trois fois concernés. Nous sommes une fois concernés en tant que traiteur, nous sommes une fois concernés dans les magasins. Nous remarquons que les gens essaient dans la mesure du possible de rester à la maison, de commander par internet. Et ensuite aussi dans les restaurants que nous livrons, nous remarquons que c'est très calme. Il y a de très nombreuses annulations. C'est à nouveau un peu la catastrophe", selon Guy Kirsch.

Décembre serait pour lui le mois le plus important de l'année. Noël approche et les clients n'osent pas commander, parce qu'ils ne savent pas vraiment ce que réserve l'avenir. Les premières fêtes d'entreprises ont aussi été annulées.

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