Témoignage au Grand-DuchéLe quotidien d'une infirmière en temps de crise

RTL Infos
Les hôpitaux et le personnel soignant sont extrêmement sollicités par la crise sanitaire que traverse le pays.

Une infirmière nous parle de son quotidien en cette période de crise, des changements que le coronavirus a entraînés et de ceux qui devraient intervenir une fois la pandémie passée.

Il a fallu un certain temps avant qu'une réaction advienne et que de premières décisions soient prises, estime cette infirmière, qui pense que Luxembourg n'était pas bien préparé à l'épidémie.

Comme elle ne s'occupe pas de patients atteints du Covid-19, son travail a peu changé depuis début mars. Elle doit cependant se montrer encore plus prudente qu'avant lors la prise en charge des autres patients, car le risque qu'ils soient infectés ne peut pas être totalement écarté.

Se laver les mains et tout désinfecter font de toute façon partie du métier, coronavirus ou pas.

Par ailleurs, il y a un manque évident de matériel, particulièrement les masques. Ceux dont on dispose encore, sont censé être utilisés dans des cas exceptionnels et ça, ce n'est pas normal.

Avant de commencer sa journée de travail, l'infirmière doit se soumettre à un contrôle à l'entrée de l'hôpital. Chaque jour, sa température est mesurée et elle est examinée afin de détecter des symptômes éventuels. Selon elle, le personnel médical devrait être davantage testé au Covid-19 pour la simple raison que tout soignant peut être porteur du virus sans présenter de symptômes et donc contaminer inconsciemment des personnes malades et vulnérables.

Puisque les patients ne peuvent plus recevoir de visites à l'hôpital, les infirmières sont souvent leur dernier contact social. Celles-ci tentent donc, quand elles en ont le temps, de s'entretenir avec les patients afin qu'ils se sentent moins seuls.

À ce jour, l'esprit d'équipe n'a pas souffert du Covid-19, bien au contraire. Toute cette situation a mieux soudé les liens entre collègues de travail.

C'est aussi beau de voir que la profession est mieux valorisée et l'infirmière espère que cela restera le cas après la crise. C'est une profession formidable qu'elle n'échangerait pour rien au monde.

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