
Le géoblocage concerne essentiellement les achats en ligne. Cela va des vêtements que vous voulez commander au Luxembourg, aux vidéos que vous souhaitez regarder en ligne sur une plateforme étrangère. Pour un petit pays comme le Luxembourg, qui consomme beaucoup de produits venant de l'étranger, cette forme de discrimination peut vite devenir problématique.
Depuis quelques années, les plateformes en ligne sont de plus en plus souvent dans la ligne de mire de la Commission européenne. Cela tient à la croissance massive du commerce électronique et aux différentes condamnations devant les juridictions européennes.
Depuis 2018, l'Europe interdit le géoblocage dans le commerce en ligne. Une bonne initiative, qui a été appliquée de manière décevante du point de vue luxembourgeois. Mercredi lors du vote sur la transcription en droit luxembourgeois de ces dispositions, il y avait unanimité sur ce point à la Chambre. Le député LSAP Claude Haagen, rapporteur du projet de loi, explique que certaines difficultés seront bien résolues, mais il restera la racine du problème.
Ainsi un résident pourra à l'avenir commander sur internet des choses qu'il n'avait pas le droit de commander avant parce qu'il résidait au Luxembourg. Un produit qu'il soit physique ou digital, pourra dorénavant être acheté partout dans l'Union européenne. Même si l'envoi au Luxembourg, par exemple, ne devrait pas être garanti.
Les prix sur les plateformes en ligne ne pourront plus varier d'un pays à l'autre. Ainsi un billet d'avion ne pourra plus être plus cher au Luxembourg qu'en Slovénie, par exemple.
Les députés luxembourgeois ont adopté le projet de loi contre le blocage géographique à l'unanimité. Des critiques ont toutefois été exprimées: le projet de loi serait limité et plus d'actualité.
En mars 2020, la Commission européenne va présenter un rapport sur les lacunes du règlement. Côté luxembourgeois, on espère une Europe sans frontières, même en ligne.