
A Mamer, le CGDIS effectue en moyenne neuf sorties par jour. En cas d'urgence, les véhicules doivent théoriquement être sur les lieux en 15 minutes, qu'il s'agisse de véhicules de pompiers ou d'ambulances. C'est l'objectif politique pour 2025. Ce n'est pas encore le cas partout, les investissements devraient se poursuivre, explique la ministre de l'Intérieur, Taina Bofferding. Le budget s'élèverait actuellement à 150 millions d'euros par an et serait progressivement augmenté.
Mais sur le terrain, il y a aussi des contraintes pratiques qui rendent parfois impossible d'être sur place en un quart d'heure. Patrick Frank, responsable du centre de Mamer: "Nous respectons évidemment nos délais et nous sortons avec l'ambulance dans les deux minutes prévues, mais ensuite, en fonction de la distance, cela ne fonctionne pas toujours. Et il est possible aussi que toutes les ambulances soient occupées, alors cela dure aussi plus longtemps."
A Mamer, le centre du CGDIS compte 16 pompiers professionnels et 65 volontaires. Chaque pompier volontaire doit effectuer au moins 100 heures de garde par an, et suivre une formation. Cette dernière est adaptée à la formation des pompiers professionnels depuis la création du CGDIS en 2018. Après environ six mois de formation, le pompier volontaire est emmené en intervention.
La collaboration entre professionnels et volontaires fonctionne bien à Mamer, mais il y a un manque de personnel, explique le responsable du centre. Un pompier doit se mettre en route 10 minutes après l'alerte, mais à cause des prix élevés des logements, les gens déménagent plus loin et ils ne peuvent pas être sur place à temps.
Chaque année, il faut plus de personnel. Ici à Mamer, les interventions ont plus que doublé depuis la fusion des services de secours. Le Plan national d'organisation des services de secours (PNOS) prévoit par conséquent 300 recrutements d'ici 2025. 80% du personnel est constitué de volontaires.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: