
Le ministre de l'Education, Claude Meisch, et le Directeur de la Santé, le Docteur Jean-Claude Schmit, ont été reçus mardi matin par les membres de la Commission de la Santé afin de fournir des explications sur les mesures sanitaires dans les établissements scolaires.
La députée CSV Martine Hansen s'est montrée satisfaite du dispositif actuel, tout en regrettant que le ministre de l'Education soit réticent à l'égard des purificateurs d'air. Le dépistage renforcé tel qu'il est en vigueur dans les écoles depuis une semaine, devrait être maintenu, surtout au fondamental, selon Martine Hansen:
"Dans la nouvelle loi, le test rapide est seulement valable 24 heures. Dans la perspective du variant Omicron, un dépistage renforcé serait donc également important."
Martine Hansen considère aussi que les équipes mobiles, qui ont par le passé effectué des tests PCR, devraient reprendre du service. A défaut, il faudrait au moins veiller à ce qu'il y ait dans chaque région du pays, la possibilité d'obtenir rapidement un rendez-vous pour un test PCR en laboratoire. Ce ne serait pas toujours le cas actuellement, même avec une ordonnance quand quelqu'un est cas contact, par exemple. Il serait pourtant essentiel de pouvoir faire immédiatement un test PCR et de ne pas devoir attendre plusieurs jours.
Maintenant, il faudrait surveiller comment le variant Omicron se propage dans le pays et si nécessaire, prendre immédiatement de nouvelles mesures pendant les vacances de Noël, par exemple en adaptant le système de la quarantaine, ajoute Martine Hansen.
Il serait ressorti de la présentation du ministère de l'Education qu'un pic des nouvelles infections serait éventuellement atteint et que les chiffres pourraient redescendre, selon le président de la Commission, Mars di Bartolomeo. L'incidence ne serait pas aussi élevée au secondaire qu'au fondamental. Mais que les élèves puissent déjà être vaccinés ou pas, les gestes barrières doivent être respectés, selon Mars di Bartolomeo:
"Le vaccin serait une chance, mais pas la seule protection face au virus. Par conséquent, les mesures élémentaires de protection doivent être maintenues. Ces dernières pourraient être une sorte de thermomètre, qui indiquerait comment évolue le virus."
La nouvelle loi Covid ne prévoit pas de grands changements pour l'école. D'après Mars di Bartolomeo, il ne serait pas prévu qu'elle entre en vigueur avant la date d'expiration de la loi précédente, le 18 décembre.