
Maître Rosario Grasso, l'avocat de la partie civile, Ikodomos Holding, maintient que l'achat des montres en tant qu'investissements et objets de spéculation serait considéré comme un abus de biens sociaux. Flavio Becca ne pourrait pas affirmer que tout ce serait déroulé dans la transparence. Rien qu'à cause de la manière dont les montres ont été facturées.
La procureure est également de cet avis. Elle a affirmé qu'on n'aurait pas agi avec les montres comme s'il s'agissait d'une collection ou d'un investissement. Il n'y aurait eu ni inventaire ni plan d'investissements. Seulement quelqu'un, en la personne de Flavio Becca, qui aurait décidé quelle montre sera achetée. Certaines montres n'auraient plus été dans leur boîtier et auraient été sans garantie. Plusieurs montres auraient été stockées chez des parents.
La procureure arrive à la conclusion que l'achat des montres aurait été contraire à l'intérêt de la société "Promobe Finance" et demande la saisie des 842 montres, outre la confirmation du jugement de première instance, à savoir deux ans de prison avec sursis intégral et une amende de 250.000 euros. La saisie de 600 montres avait été ordonnée en première instance. Une caution de 20.000 euros était exigible pour chaque montre qui n'avait pas pu être saisie.
Le procès se poursuivra la semaine prochaine. La parole sera alors à la défense.
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