Affaire "Bommeleeër"Le parquet demande le renvoi de Ben Geiben devant la chambre criminelle

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Le dossier "Bommeleeër" avec ses attentats qui remontent aux années 1980, vient de franchir une nouvelle étape. Le parquet de Luxembourg a transmis son réquisitoire au juge d'instruction directeur "en vue du règlement de la procédure".
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C'est ce que précise le parquet dans un communiqué daté de ce mardi. "La chambre du conseil du tribunal d’arrondissement statuera sur le rapport du juge d’instruction directeur," est-il encore précisé.

Il appartiendra dès lors aux juges de cette dernière instance de décider s'il existe suffisamment de charges justifiant qu'un ou plusieurs des hommes visés, comparaissent devant la chambre criminelle du tribunal d'arrondissement de Luxembourg.

L'élément neuf dans le dossier est que le parquet a également requis le renvoi devant la chambre criminelle "au vu des charges suffisantes de culpabilité semblant peser sur lui" de l'homme, qui avait à l'époque fondé la Brigade mobile de la Gendarmerie, Ben Geiben. Ce dernier n'a pas été inculpé par le juge d'instruction en 2019.

Le parquet reproche à Ben Geiben d'avoir été auteur, coauteur ou complice des attentats qui avaient frappé le Luxembourg dans les années 80.

À LA CHAMBRE DU CONSEIL DE SE PRONONCER

Le parquet demande en outre le renvoi devant la chambre criminelle de cinq anciens membres de la direction de la Gendarmerie Pierre Reuland, Guy Stebens, Aloyse Harpes, Charel Bourg et Armand Schockweiler ainsi que des anciens enquêteurs de la Sûreté, Paul Haan et Guillaume Büchler, qui avaient mené à l'époque une observation sur la personne de Ben Geiben à Bruxelles.

Il appartient donc maintenant à la chambre du conseil de se prononcer sur le renvoi de ces personnes devant la chambre criminelle. Cette décision sera susceptible d'appel. Le dossier est toujours actuellement à l'instruction.

Dans cette affaire, les ex-membres de la Brigade mobile de la Gendarmerie, Marc Scheer, Marcel Weydert et Jos Wilmes avaient déjà été renvoyés devant la chambre criminelle et une première phase du procès dit "Bommeleeër" avait eu lieu entre février 2013 et juin 2014. Le procès avait ensuite été interrompu, les juges souhaitant l'extension de l'instruction à d'autres personnes.

L'affaire dite "Bommeleeër" remonte au milieu des années 80. Une vingtaine d'attentats à la bombe avaient alors frappé des infrastructures publiques mais aussi des domiciles privés au Luxembourg. Par pur hasard ou par chance, ils ne firent ni mort ni blessé grave. Le préjudice matériel fut en revanche élevé. Ces événements restent du jamais vu dans l'histoire criminelle luxembourgeoise.

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