Logement"Le manque de scrupules de certains propriétaires est répugnant"

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Maurice Bauer, échevin CSV en charge des affaires sociales de la Ville de Luxembourg, était l'invité de RTL jeudi matin. Il s'est montré bien remonté contre certains propriétaires de logements insalubres.
© Maxime Gonzales/ RTL Luxembourg

"Le manque de scrupules de certains propriétaires de logements ou de chambres meublées serait relativement répugnant," a dit mercredi matin sur RTL l'échevin CSV en charge des affaires sociales de la Ville de Luxembourg, Maurice Bauer.

La mairie de Luxembourg est actuellement propriétaire de 600 logements sociaux et 75 chambres meublées. Mais de nombreuses chambres privées seraient également louées: environ 2.000 sur le territoire de la capitale, selon des estimations. "Théoriquement toutes ces chambres devraient être signalées au collège des bourgmestre et échevins", ce qui n'est cependant pas le cas. "Ce chiffre officieux élevé serait problématique, car on ne sait pas ce qui se cache là-dessous," selon Maurice Bauer.

"De nombreux propriétaires seraient très corrects, mais il y aurait évidemment toujours des moutons noirs." C'est pour cette raison que certaines personnes vivraient dans des conditions que la société ne devrait pas accepter. Des cas seraient signalés de gens sur lesquels le plafond tombe, de gens dont les escaliers sont enlevés alors qu'ils habitent au premier étage ou d'autres qui ont des trous percés dans les murs sans qu'il y ait de fenêtres.

Pour de tels cas, les sanctions devraient être nettement augmentées, a demandé Maurice Bauer. La sanction maximale serait l'équivalent de trois mois de loyer. Selon l'échevin, les sanctions devraient "être dix, vingt fois plus élevées pour donner un message clair." La mairie de Luxembourg renforcerait aussi ses contrôles.

DROGUES ET MENDICITE AGRESSIVE

En ce qui concerne la politique sécuritaire dans la capitale, l'échevin CSV critique le manque de moyens de la police. Du paquet de mesures présenté l'an dernier par le gouvernement, l'élu local n'aurait pas encore vu grand chose sur le terrain.

Il y aurait déjà un moment que la problématique de la drogue ne serait plus la seule préoccupation, il y aurait également la mendicité agressive. Mais il ne s'agirait pas seulement de répression. Les autorités locales miseraient aussi sur le volet social, notamment avec le service "Street Work". Actuellement environ 19 travailleurs sociaux travaillent comme "Streetworker" et il faut y ajouter le projet "A vos côtés". La prévention ne serait pas oubliée, par exemple, dans les maisons de jeunes.

Les autorités communale seraient également en train d'examiner avec le ministère de la Santé où un service dédié aux femmes toxicomanes et une maison de la substitution peuvent être créés. Ces deux structures devraient être construites à l'écart de la salle de consommation de stupéfiants Abrigado. "L'Abrigado serait en fait une chose très positive", a souligné Maurice Bauer, et il aurait été installé, où il était nécessaire. A ce stade, le Fixerstuff devrait donc rester où il est.

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