
Le luxembourgeois n'est pas de moins en moins parlé sur le marché du travail et l'Adem ne dit pas à ceux qui cherchent un travail, qu'il est superflu d'apprendre la langue, a répondu le ministre du Travail.
Dan Kersch a expliqué qu'au premier semestre de cette année, 35% des offres demandaient des connaissances en langue luxembourgeoise, et que ce pourcentage est resté relativement stable au cours des six dernières années. Il y a évidemment des grandes divergences en fonction des professions et des secteurs.
Pour les professions de santé, le luxembourgeois était par exemple demandé dans 90% des cas cette année, et dans 60% des cas dans le commerce. Mais la langue luxembourgeoise était seulement demandée dans 16% des annonces concernant le secteur financier et dans 26% de celles concernant la recherche.
L'Adem soutient aussi les candidats qui souhaitent apprendre le luxembourgeois, selon Dan Kersch. Au cours des trois dernières années scolaires, 7.000 bons ont été distribués, qui permettent de profiter de cours de langue à un tarif réduit. En tout cas, l'apprentissage de la langue luxembourgeoise n'est très certainement pas superflu sur le marché du travail au Luxembourg, a affirmé le ministre.