
Le premier parti d'opposition avait demandé aux ministres de l'Economie et de l'Energie de venir expliquer aux membres des deux Commissions ce que le gouvernement voulait entreprendre concrètement pour pallier les difficultés d'approvisionnement en gaz en prévision de l'hiver prochain.
Le ministre de l'Energie, Claude Turmes, avait notamment prévenu fin juin que l'hiver pourrait être dur et les partis du gouvernement soulignent que les responsables travaillent à tous les niveaux pour se préparer.
Il y a trois plans qui sont liés à l'approvisionnement en gaz et sont actuellement en cours de révision: le plan d'urgence, le plan de délestage, et un plan auquel on aurait recours s'il n'y avait plus du tout de gaz.
Ces plans doivent être adaptés parce qu'ils ont été élaborés pour le cas où il y aurait des problèmes d'approvisionnement en gaz pendant une période courte, par exemple à cause d'un accident. Une guerre n'était pas prévue.
La députée LSAP Francine Closener, présidente de la Commission de l'Economie, rassure les particuliers, qui ne doivent pas craindre d'avoir froid chez eux cet hiver. Ils sont des "consommateurs protégés".
"Cela a été fixé ainsi au niveau de l'Union européenne. Cela vaut aussi pour les maisons de retraite, les hôpitaux et d'autres structures. Ce qui m'a eu peu surprise, c'est qu'en fait cela ne vaut pas pour les écoles. Mais le gouvernement va rencontrer les représentants des écoles, des communes et tous les acteurs pour déterminer quel concept peut être développé pour les écoles."
Au contraire des particuliers, les entreprises ne sont pas protégées.
Une pénurie de gaz aurait des conséquences au moins pour certaines d'entre elles. Dans ce contexte, le député CSV Laurent Mosar avait encore un certain nombre de questions:
"Je ne sais toujours pas sur base de quels critères ce plan de délestage des entreprises doit être établi. Quelles entreprises sont concernées et surtout quel type d'aides est prévu si des entreprises ne peuvent vraiment plus obtenir de gaz ou si l'approvisionnement en gaz est réduit de telle sorte qu'elles doivent réduire considérablement leur production."
Des réponses à ces questions devraient être fournies une fois les différents plans remaniés.
Le député vert François Benoy, président de la Commission de l'Energie, ajoute:
"On va bien sûr veiller à éviter que qui que ce soit, soit privé de gaz. C'est pourquoi il est temps de mettre tous ces plans en place, afin de veiller à être plus efficace sur le plan énergétique, à économiser le gaz. Si on devait vraiment arriver à un scénario du pire, qu'une entreprise ne soit plus alimentée, alors interviendraient les aides qui sont en place, et d'abord le chômage partiel."
Tout le monde peut aider à éviter qu'une crise du gaz survienne en économisant le gaz. Le gouvernement lancera une campagne d'information et de sensibilisation à l'automne. Vous pouvez d'ores et déjà vous informer sur les moyens d'économiser de l'énergie, notamment sur energiespueren.lu.