
Pour le ministre des Finances Pierre Gramegna, le Luxembourg peut se vanter de proposer un des programmes les plus précis en matière d'aides financières prévues pour les deux prochains mois. Les aides directes sont également extrêmement hautes, avec un montant total de 8,8 milliards d'euros, comme l'a confirmé le ministre samedi sur l'antenne de RTL.
Les aides directes pour les entreprises et donc pour les citoyens à hauteur de 1,7 milliard d'euros pour les deux prochains mois représentent trois pourcents du PIB.
Le Grand-Duché propose également le régime de chômage partiel le plus généreux, une mesure qui coûte cher mais qui fait du bien aux citoyens, surtout à ceux qui en ont le plus besoin. Le ministre a d'ailleurs rappelé que le congé pour raisons familiales ne devait être demandé que si aucune autre solution n'était envisageable.
Pierre Gramegna ne sait pas si toutes les entreprises vont survivre à cette crise. Cela dépend du secteur mais également de la relance, une fois la situation revenue à la normale.
Il est certain que l’État va perdre de l'argent à travers les différentes aides financières ou en ne prélevant pas de cotisation ou d'impôt ces prochains mois. Le ministre libéral n'est pas encore en mesure de chiffrer ces pertes, il en est de même pour l'impact financer du budget de l'État à long terme.
Le gouvernement se donne la possibilité d'emprunter jusqu'à trois milliards d'euros cette année. Une décision qui sera concrétisée dans les prochains jours, "sans aucun stress", selon le ministre. Le Grand-Duché bénéficie d'un triple A même avec une dette de 20 pourcents.
"Si un pays peut se le permettre, c'est bien le Luxembourg. Mais la note va être salée".
L’État va faire en sorte avec les banques que l'accès aux crédits reste aussi simple que possible. Pierre Gramegna a d'ailleurs salué l'effort réalisé ces derniers temps par les banques luxembourgeoises.
La solidarité sera une des clés pour la réussite de le relance après la crise, afin d'en sortir le plus rapidement possible. Il a également dit entre les lignes que le congé collectif serait très probablement annulé cette année.
Enfin, le ministre a avoué ne pas avoir été très concentré sur la réforme fiscale ces deux dernières semaine. Les améliorations et abattements prévus vont maintenant aussi dépendre de la durée de cette crise inédite. Au plus elle va durer, au plus elle aura un impact sur l'évolution économique mais pour le moment, les instances concernées tablent encore sur une perte se situant entre 2,5 et 3%.