
L’espérance de vie à la naissance, de 82,1 ans en 2017 (contre 78 ans en 2000), compte parmi les plus élevées de l’Union Européenne devant la Belgique et l’Allemagne mais derrière la France. Les femmes vivent environ cinq ans de plus que les hommes. Et l'espérance de vie des Luxembourgeois dépasse la moyenne de l’UE de plus d’un an.
Plus d'un tiers des décès peuvent être imputés à une mauvaise hygiène de vie. Le tabagisme a diminué chez les adultes, mais reste relativement élevé chez les adolescents. La proportion d'adultes fumant quotidiennement a fortement baissé au Luxembourg: en 2017, seul un adulte sur six fumait tous les jours, contre plus d'un sur quatre en 2001. En revanche, le tabagisme chez les jeunes reste problématique: 16 % des adolescents de 15 ans déclarent toujours fumer au moins une fois par semaine, un pourcentage plus élevé que dans la plupart des autres pays de l'Union européenne.
La consommation excessive et régulière d'alcool chez les adultes est l’une des plus élevées de l’UE. Le Luxembourg arrive en troisième place après le Danemark et la Roumanie. Plus d’un adulte sur trois a fait état d’épisodes de consommation d’alcool excessive. Une note plus positive, seulement un adolescent de 15 ans sur sept déclare avoir été ivre au moins deux fois dans sa vie, ce qui est la proportion la plus faible de l'UE.
Les dépenses de santé comptent toujours parmi les plus élevées d’Europe. 3 575 euros par an et par habitant. Mais elles ne représentent que 5,4% du PIB, c’est beaucoup moins que la moyenne européenne (9,8%). Un chiffre qui s’explique par la bonne santé économique du pays, mais aussi par le travail frontalier.
Les travailleurs frontaliers représentent près de la moitié de la main-d’œuvre et plus d’un tiers des personnes assurées à la CNS. Or la plupart de ces non-résidents se font soigner dans leur pays d’origine. Ils subventionnent donc les prestations de santé de la population résidente mais sans rien coûter, ou presque, au Luxembourg.