
La pression fiscale, rappelle l'OCDE, correspond au montant total des recettes fiscales recouvrées, exprimé en pourcentage du PIB. Or, dans l'UE, cette pression peut varier pratiquement du simple au double !
Le ratio global impôts/PIB s'est établi à 40 % dans l'UE en 2023, en baisse par rapport à 2022 (40,7 %). Certains pays comme la France, la Belgique ou le Danemark font figure d'enfer fiscal.
En effet, les parts les plus élevées d'impôts et de cotisations sociales en pourcentage du PIB sont enregistrées dans ces trois pays. France : 45,6 %, Belgique : 44,8 % et Danemark :44,1 %. Mais le Luxembourg est dans le peloton de tête des pays où la part des impôts est importante. Avec un ratio de 42,8 %, il est même le cinquième pays où la pression fiscale est la plus forte d'après les dernières données d'Eurostat. À l'extrême inverse, l'Irlande peut se taxer d'être un paradis fiscal, avec un ratio de 22,7%, le plus bas dans l'UE.
Autre constat sévère, le Luxembourg est champion de l'augmentation de la pression fiscale en 2023. L'an dernier, le ratio impôts/PIB a augmenté dans 11 pays de l’UE. Et les plus fortes hausses ont été observées à Chypre (de 35,9 % en 2022 à 38,8 % en 2023) et au Luxembourg (40,2 % en 2022 et 42,8 % en 2023).

En 2023, les recettes fiscales en termes absolus ont augmenté dans tous les pays de l'UE. Les recettes provenant des impôts et des cotisations sociales ont augmenté de 308 milliards d’euros dans l’UE par rapport à 2022, pour s’établir à 6.883 milliards d’euros.
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