
Le tourisme est l'une des branches les plus touchées par la crise actuelle. Cette semaine, deux annonces ne vont pas améliorer la situation du secteur avec l'annulation des tournées de la société norvégienne Hurtigruten ou encore d'AIDA. Des annulations qui ont un impact aussi au Luxembourg.
De nombreux séjours ont été annulés ou reportés à l'année prochaine, en général le nombre des réservations a également diminué. Jusqu'à présent, une perte de 65 pourcents du chiffre d'affaires a été enregistré dans les agences luxembourgeoises. Ce sont surtout les grands navires de croisières qui restent totalement vides.
Le directeur administratif de CroisOpolis Marc Barnich a du mal à croire les compagnies quand elles affirment vouloir relancer les activités dans le courant du mois d'août. Selon lui, il faudrait plutôt miser sur octobre ou novembre.
Les voyages plus courts, comme des croisières fluviales, reprennent tout doucement des couleurs. Les premières expériences des clients sont positives, un espoir de reprise pour les agences et les différents acteurs du secteur.
Ces croisières doivent faire preuve d'une grande flexibilité en raison d'éventuelles restrictions au niveau des arrivées dans certaines régions. Si une ville n'est pas ouverte aux touristes, il faut rapidement en choisir une autre, ou passer plus de temps en mer.
Selon le professionnel des croisières, il ne serait pas facile d'exiger un test obligatoire avant de monter à bord. Les navires offrent désormais un accompagnement médical poussé ainsi qu'une partie réservée à l'isolement, en cas de cas suspect.
La pression sur les différents acteurs reste forte, la forte médiatisation des navires infectés ces derniers mois aurait évidemment eu un impact sur les clients. "Il faut que les sociétés de croisières appliquent à 100% les mesures en vigueur, afin de redonner confiance aux voyageurs".