
"Ni sûre, ni durable, ni compétitive", le message du gouvernement luxembourgeois a le mérite d'être clair. Une déclaration signée Claude Turmes, ministre de l'Energie, alors même que la France déploie une stratégie pour promouvoir l'énergie nucléaire en Europe.
Le politicien affirme que le Luxembourg mène une politique "opposée" à celle de son voisin français et que le pays n'a donc "pas l'intention de rejoindre cette alliance".
"La durée de construction des réacteurs disqualifie cette technologie pour apporter une réponse à l'urgence climatique", ajoute Claude Turmes.
Pour sa part, le Grand-Duché compte miser sur les énergies renouvelables comme en témoigne la participation du ministre luxembourgeois à une réunion "des amis des énergies renouvelables" à la fin du mois de mars 2023.
-> À lire aussi: Le nucléaire, "une arnaque": Xavier Bettel nargue les Français et se range du côté allemand
Parmi les participants se trouvaient des représentants de la Belgique, de l'Allemagne, de l'Espagne, du Portugal, des Pays-Bas, de l'Estonie, de l'Irlande de la Lettonie ou encore du Danemark.
Rappelons que les pays européens ont actuellement le choix quant au "mix énergétique" qu'ils décident d'adopter en vue d'atteindre la neutralité carbone en 2050.
Dans ce contexte, il est important de noter que le parlement européen a validé, au mois d'avril dernier, le label "vert" de l'UE pour le gaz et le nucléaire.