
Dans un article paru mardi, le journal Le Monde a analysé la stratégie luxembourgeoise face à la crise du coronavirus. Dans ses colonnes, l'un des plus importants médias français qualifie de "gestion efficace" le combat du Luxembourg contre le virus. "Le Grand-Duché de Luxembourg aura sans doute été le laboratoire d’une gestion efficace des risques liés au Covid-19", écrit Le Monde.
Sa stratégie de dépistage et les importants moyens médicaux débloqués pour gérer le flux de malades ont permis aux services hospitaliers de ne pas être dépassé par la vague de contamination... Et même d'accueillir des patients français et de libérer quelques lits dans les hôpitaux du Grand Est. C'est cette même aide qui lui offrira une place d'honneur lors des célébrations du 14 juillet en France, aux côtés d'autres pays venus en aide à l'Hexagone.
L'anticipation du gouvernement de Xavier Bettel ("Quand j’ai vu ce qui se déroulait à Wuhan au début de l’année, j’ai demandé à notre haut-commissaire pour la protection nationale d’élaborer une sorte de scénario catastrophe ") et ses liens avec la Chine ont permis de maintenir l'approvisionnement en masques, souligne le journal.
Mais aussi solide soit-il, le Luxembourg a tout de même eu besoin de ses voisins, notamment lorsque la fermeture des frontières a mis en danger le système de santé, très dépendant de la main d'oeuvre frontalière. Les hébergements à l'hôtels offerts aux frontaliers, symbole du besoin de maintenir les travailleurs à proximité, et la création des centres de soins avancés sont autant de preuve du volontarisme luxembourgeois.
Le gouvernement n'a d'ailleurs pas oublié les frontaliers lorsqu'il a décidé d'offrir 50 masques à tous les résidents âgés de plus de 16 ans.
Désormais, l'heure est à la relance selon Le Monde: "A la tête d’un pays privilégié, qui est un havre de paix pour le secteur financier et, aussi, l’un des principaux bénéficiaires de la valeur ajoutée européenne, Xavier Bettel affirme ne pas vouloir oublier les autres : "Je ne comprends pas qu’il nous faille aussi longtemps pour se mettre d’accord sur les plans d’aide. Mais Angela Merkel a montré la voie à suivre", dit-il, en référence au soutien apporté par la chancelière allemande au plan de relance en cours de négociation au sein de l’Union européenne pour un montant de 750 milliards d’euros, financés par l’émission d’une dette commune."