Défis et innovationsLe Luxembourg doit renforcer son secteur de la santé d'ici 2030

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Les responsables des hôpitaux luxembourgeois ont présenté leurs visions des secteurs de la santé au Luxembourg à l'horizon 2030.
© afp

Environ 10.000 personnes travaillent au Grand-Duché dans les soins de santé, dont 1.000 médecins. Deux tiers du personnel provient des régions frontalières, ce qui représente un énorme défi pour l'avenir.

La Fédération des hôpitaux luxembourgeois (FHL) mise désormais sur le recrutement de plus de résidents avec des études de médecine proposées au Luxembourg avec, jusqu'à présent, un diplôme de bachelier. La FHL souhaite cependant qu'un master en médecine et d'autres spécialités soient proposés, sans oublier la formation continue qui permet aux collaborateurs de s'améliorer ou de se réorienter en interne.

"Tous ces éléments contribuent à augmenter l'attractivité du secteur, sans oublier la digitalisation qui va vraiment encore plus nous faciliter le travail dans de nombreux domaines, surtout en matière de suivi des dossiers, d'exploitation des données. Sur le terrain, la digitalisation ne doit pas remplacer l'humain, mais plutôt rester en arrière-plan, le temps écran du professionnel doit être réduit au minimum", explique le Dr Gaston Schütz, directeur général du Rehazenter au Kirchberg.

Cette digitalisation doit pouvoir permettre un échange d'informations entre les différentes structures hospitalières mais également avec les généralistes du pays. Selon la FHL, il faut également une meilleure collaboration avec les soins primaires, avec des installations de première prise en charge mieux structurées et un parcours du patient entre le médecin généraliste et l'hôpital ou le spécialiste mieux défini.

Une autre revendication de la FHL concerne le modèle de financement pour les hôpitaux, comme l'explique le Dr. Philippe Turk, président de la fédération: "nous fonctionnons selon un système normatif assez conséquent qui couvre la qualité, la sécurité et toute une série d'autres facteurs qui nous sont imposés. Il faut que nous puissions garder de la souplesse afin de pouvoir proposer une certaine créativité face aux besoins des patients et aux responsabilités qui sont les nôtres. Cela ne rentre pas toujours dans une case définie par la norme".

La FHL souhaite également une approche entrepreneuriale plus dynamique, les hôpitaux ont besoin de plus de libertés et devraient pouvoir faire des bénéfices afin de les réinvestir dans l'innovation.

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