IDAHOBITLe Luxembourg, 3e pays européen en matière de droits des LGBTI+

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La Journée mondiale de lutte contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie (IDAHOBIT: International Day Against Homophobia, Transphobia and Biphobia) est célébrée tous les 17 mai.

Cette journée a pour but de promouvoir des actions de sensibilisation et de prévention pour lutter contre l'homophobie, la lesbophobie, la biphobie et la transphobie. Dans un contexte compliqué pour les minorités sexuelles et de genres, certains pays européens comme la Pologne ou la Hongrie ou des dirigeants d'extrême droite ont récemment fait un pas en arrière dans ce contexte, il était important de marquer le coup.

En instaurant une "LGBTI-Freedom-Zone" (zone de libertés LGBTI), le Parlement européen a souhaité aller de l'avant, comme l'a expliqué Marc Angel, coprésident du groupe LGBTI au sein du Parlement.

"Le 17 mai 1990, l'OMS a rayé l'homosexualité de sa liste internationale des maladies. A l'époque, cette journée s'appelait IDAHO car les personnes intersexes ou trans ne faisaient pas encore partie des discussions. Aujourd'hui, nous incluons tout le monde avec le nom IDAHOBIT".

Il ne s'agit pas d'une idéologie mais bien des Droits de l'Homme

"Les partisans de l'extrême droite ou des responsables polonais ou hongrois nous reprochent souvent que nous défendons une idéologie. C'est complètement différent, nous sommes une identité, ce n'est pas non plus un choix que nous faisons, déplore Marc Angel, par contre ceux qui véhiculent des messages homophobes, transphobes ou interphobes ont fait le choix de le faire". L'homme politique veut attirer l'attention sur les propos et les actions de ces personnes qui ont plutôt tendance à prendre de l'ampleur avec l'augmentation des discours haineux et des crimes de haine contre les personnes LGBTI en Europe.

La Commission européenne va d'ailleurs proposer un texte encore cette année afin d'inclure ces pratiques dans la liste européenne des crimes et délits officiels. D'autres projets viseront encore l'équivalence de documents dans toute l'Union pour, par exemple, reconnaître les familles homoparentales dans n'importe quel État-membre. L'interdiction des mutilations génitales des bébés intersexes est également dans le viseur des autorités européennes. "Un dossier également d'actualité au Luxembourg", selon Marc Angel.

Le député européen est d'avis que la situation est relativement positive chez nous. Le Grand-Duché se classe à la troisième position en matière de droits des personnes LGBTI+ en Europe.

L'organisation Rosa Lëtzebuerg a toutefois observé une stagnation ces 12 derniers mois. Pour ses responsables, une reconnaissance juridique des personnes non-binaires devrait absolument être actée. Il s'agit de personnes qui ne s'identifient ni en tant qu'homme, ni en tant que femme.

Le chemin est encore long, et le combat est loin d'être terminé, comme l'a encore rappelé le Premier ministre Xavier Bettel, ouvertement gay et marié depuis huit ans à Gauthier Destenay: "n'oublions pas que notre amour est interdit dans plus de 65 pays et qu'il constitue même un crime dans d'autres".

© Facebook/Xavier Bettel

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