
Depuis l'attestation de son retour sur le sol luxembourgeois en 2017, le loup fait régulièrement reparler de lui. En 2020 comme en 2018, il était assurément de passage au Grand-Duché.
Il y a quelques semaines un specimen a été repéré près de Saverne, à la frontière de l'Alsace et de la Moselle. Et juste avant, des analyses ADN ont attesté qu'un loup avait dévoré sept moutons en province du Luxembourg.
Est-il de retour au nord du Luxembourg cette fois ? C'est probable, selon les indices découverts sur un mouton retrouvé déchiqueté mardi dans un pré de la région de Wincrange, non loin de la frontière franco-luxembourgeoise, dans le nord du pays. Les faits remontent à la nuit de dimanche à lundi.
Les experts de l'Administration de la nature et des forêts se sont rendus sur place, ont examiné la carcasse du mouton, et sont formels: les entailles des morsures et les traces de consommation leur font dire que "le loup ne peut être exclu".
Pour en avoir le cœur net, des échantillons de salive ont été prélevés et ont été envoyés illico à l'Institut Senckenberg à Gelnhausen en Allemagne, laboratoire de référence dans ce domaine. Avec "l'espoir d'avoir prélevé suffisamment de salive avec l'ADN utilisable du coupable", souligne le ministère de l'Environnement dans un communiqué daté de ce mercredi. Le résultat est attendu dans quelques semaines "au plus tôt".
Les personnes qui disposent d'indications sur la présence d'un loup doivent immédiatement contacter l'Administration de la nature par e-mail en écrivant à l'adresse: wolf@anf.etat.lu
Rappelons que le loup évite généralement le contact direct avec les humains et qu'il est strictement protégé dans toute l'Europe.
Le Luxembourg s'est préparé au retour éventuel du loup via un plan d'action et de gestion de la lutte contre les loups au Luxembourg, qui a été élaboré avec tous les acteurs de l'agriculture, de la science, de la protection de la nature, des propriétaires forestiers privés et de la chasse et qui avait été présenté au public en 2017.