
Les cinq députés nationaux, le député européen et l'ensemble de la direction du parti avaient réuni une grosse soixantaine de membres et sympathisants sous le slogan "Lëtzebuerg gär hunn" (aimer le Luxembourg), slogan des élections législatives de 2023, qu'ils avaient ressorti des cartons pour l'occasion.
Cette année, l'ADR vise avant tout à renforcer la démocratie et à rapprocher le débat politique des citoyens: la transparence et la participation ne doivent pas rester des mots vains.
L'ADR continue de rejeter l'offre d'alphabétisation en français, car elle conduirait à une société parallèle.
La présidente du parti, Alexandra Schoos, à propos du gouvernement CSV-DP:
"Nous leur donnons très clairement la note 'peut mieux faire'. (...). Je pense que pour nous, 2024 a été une très bonne année. Nous avons repris là où nous nous étions arrêtés en 2023, c’est-à-dire avec un gain au fond. Nous avons obtenu un siège au Parlement européen, nous avons obtenu un deuxième siège au Conseil d'État, ce qui était également très important pour nous. En ce qui concerne la politique, je pense que nous avons toujours mis le doigt là où ça fait mal lorsque nous n'étions pas d'accord, comme par exemple nous ne sommes toujours pas d'accord sur le fait que la pandémie ne soit pas traitée, que le groupe d'experts ne soit pas constitué, que le gouvernement s'y oppose avec véhémence. Et il y a aussi de bonnes choses qui ont été faites. Je vais citer la baisse d'impôts, l'ajustement du barème d'imposition, etc. Et bien sûr, nous participons de manière constructive. Je pense qu'en tant que parti, nous sommes dignes de confiance, nous avons notre ligne et nous nous en tenons à notre programme électoral."
L'ADR a également des idées en matière de réforme des retraites, car la discussion sur les retraites fait partie de l'ADN du parti.
"Nous allons très certainement présenter des propositions de solution. Mais la presse devra un peu patienter. (...) Une réforme des retraites ou une amélioration du système ne se fait pas en un tour de main. Et cela doit être bien réfléchi. L'ADR y apportera certainement aussi quelque chose. Mais nous ne devons pas nous concentrer uniquement sur une réforme des retraites ou sur les retraites. Nous ne devons pas perdre de vue non plus la crise de la construction, la crise du logement, la famille, l'éducation."
Avec la prochaine entrée en fonction du Président Trump aux Etats-Unis, les partis de la droite populiste semblent profiter des conflits internationaux et des crises gouvernementales dans les pays proches du Luxembourg. L'ADR considère la situation internationale comme instable, mais aussi comme un nouveau départ..
"Il y a un changement partout, là où on voit un peu, ce qui nous préoccupe davantage, que les différents gouvernements ne parviennent pas à trouver des accords de coalition. (...)"
Les discussions au Parlement européen autour du député Fernand Kartheiser ont suscité le trouble au sein de son groupe parlementaire. Dans une interview à un journal russe, l'eurodéputé luxembourgeois a défendu des positions favorables à Poutine. Cela ne semble pas plaire à ses collègues du groupe des Conservateurs et réformistes européens (CRE). A ce propos, la présidente de l'ADR indique:
"Je trouve très, enfin, pas drôle, mais étrange que vous parliez d'une exclusion du groupe parlementaire des CRE. Je vous assure qu'à ce jour, je n'ai encore rien entendu de tel. Nous sommes membres des CRE depuis leur fondation en 2009 et nous tenons fermement à le rester. Cependant, nous ne suivrons pas notre programme électoral. Nous avons fait campagne avec un programme électoral européen. A l'époque, les six candidats, dont je faisais partie, ont toujours dit très clairement la position qui est la nôtre dans ce conflit. En 2022 déjà, nous avons adopté une résolution dans laquelle nous condamnions très fermement l’invasion de l’Ukraine par la Russie. Et nous avons dit que nous devions soutenir l'Ukraine sur une base humanitaire."
L’ADR a toujours été en faveur des négociations de paix, de la protection de la vie humaine en Ukraine et de la préservation du territoire ukrainien. Et cela doit se faire par la voie diplomatique. La solution militaire n'en est pas une, selon la présidente de l'ADR.
L'ADR tiendra son congrès national le 30 mars.