
Une nouvelle convention de financement vient d'être validée par la Chambre des députés. Ce nouveau texte fixe la participation de l'État à RTL Group et CLT-UFA pour leur mission de service public en matière de télévision, radio et activités digitales.
La convention actuelle arrivera à échéance fin 2023. Une enveloppe budgétaire de 97,5 millions d'euros est prévue sur la période 2024-2030. Le financement ne pourra en aucun cas dépasser 15 millions d'euros par an.
Concrètement, l'État assure un "financement partiel du coût de la mission de service public" qui ne couvre "que le déficit restant après prise en compte des recettes, de l’apport financier annuel propre de CLT-UFA et de l’utilisation d’une réserve financière de CLT-UFA".
Le montant alloué chaque année par l'État à RTL sera fonction des déficits annuels. En contrepartie, l'entreprise s'engage à informer les citoyens luxembourgeois via la télévision, la radio et le numérique.
Le rapporteur du projet de loi, le député libéral Guy Arendt, a expliqué qu'une nouvelle convention était nécessaire vu la nette augmentation des coûts de fonctionnement d'une chaîne de télévision.
Les partis d'opposition CSV, ADR et Piraten ont également approuvé le texte (54 voix pour et deux abstentions de la part de déi Lénk), même si un certain nombre de questions critiques ont été posées, notamment sur la façon de contrôler que la CLT-UFA et RTL Group remplissent bien leurs missions de service public. La nouvelle convention donnera de la visibilité à l'entreprise, mais aussi à son personnel, a assuré Xavier Bettel, également ministre des Médias.