
Et si les élections avaient lieu dimanche? Comme chaque année, RTL et le Luxemburger Wort publient le "Politmonitor", leur sondage politique annuel réalisé par TNS Ilres. Pour la Sonndesfro 2020, ("Pour qui voteriez-vous si les élections législatives avaient lieu dimanche?"), 1.811 Luxembourgeois majeurs ont été interrogés entre le 8 et le 24 juin par téléphone et en ligne au sein des quatre circonscriptions luxembourgeoises.
Premier constat et non des moindres: le DP serait le grand vainqueur du scrutin. Le parti de Xavier Bettel récolterait à lui seul 20,6% des suffrages, soit 15 sièges à la Chambre. Une position qui renforcerait son statut de locomotive de la coalition.
Avec 10 sièges pour le LSAP (16,4% des votes) et huit sièges pour déi Gréng (13,4%), les partis du gouvernement obtiendraient 33 des 60 sièges de la Chambre des députés, renforçant leur majorité acquise il y a deux ans (31 sièges actuellement). Le LSAP se maintiendrait en tant que deuxième force du gouvernement, tandis que les Verts accuseraient un net recul avec la perte d'un siège, ternissant ainsi leur excellent résultat d'octobre 2018.
Luc Biever, directeur de TNS Ilres, donne une analyse sans ambiguïté de ce Politmonitor: si les intentions de vote renforcent le gouvernement, "il est clair que c'est le DP le plus fort (de la coalition, ndlr), le leader de l'équipe."
Bien qu'il demeurerait le premier parti du pays, le CSV poursuit sa baisse de popularité: il récolterait 27,5% des votes, soit 19 sièges (contre 21 en 2018). L'ADR resterait stable (quatre sièges) tandis que déi Lénk en récupérerait un troisième, au détriment des Pirates.
Dans la logique de ces résultats, le gouvernement et le DP récoltent le plus d'opinions favorables sur le travail accompli. Le LSAP marque le pas mais talonne les libéraux, tandis que déi Gréng n'obtient que la moyenne. À l'opposé de cette dynamique, l'action politique de l'ADR et des Pirates est plutôt mal vue par les électeurs. Le CSV se place de justesse du côté des partis qui récoltent une image positive.
Après deux ans de législature et à trois ans des prochaines élections, le sondage "ne dit rien du résultat du prochain scrutin, en 2023", estime toutefois le directeur de TNS Ilres.