
Le directeur général de l'Agence spatiale européenne, Josef Aschbacher, était mardi au Grand-Duché, il a affirmé que le Luxembourg était un pionnier et un partenaire important.
Car depuis de nombreuses années, le Luxembourg a également une renommée internationale dans le domaine spatial. En matière de télécommunications, avec SES, le pays a l'un des premiers exploitants mondiaux de satellites. Plus récemment, le Grand-Duché défriche un nouveau terrain avec l'exploitation des ressources spatiales. Pour le directeur de l'ESA, il s'agit d'une activité à fort potentiel.
Le Luxembourg dépense 118 euros par an et par habitant pour l'espace, alors que la moyenne européenne est de 20 euros. En collaboration avec le Luxembourg, l'ESA a créé à Belval un centre de recherche spécialisé dans l'exploitation des ressources spatiales.
L'Agence spatiale européenne a un budget annuel de 7,2 milliards d'euros, ce qui représente seulement un sixième du budget de la NASA. Nous serions cependant des précurseurs mondiaux dans l'observation de la Terre, selon Josef Aschbacher. Cela semble différent pour les vols spatiaux habités, où la NASA reste leader. L'Europe devrait faire des efforts supplémentaires en ce domaine. Il faut renforcer le secteur commercial, d'où doit émerger l'innovation, telle est l'ambition du directeur de l'ESA.
À cause de la guerre en Ukraine, les discussions sur l'avenir de la station spatiale internationale vont bon train. C'est un projet commun des Agences spatiales américaine, russe et européenne. Tous les partenaires continueraient à travailler normalement, selon Josef Aschbacher. Nous serions dépendants les uns des autres et il faudrait continuer à compter sur l'autre.
Le reportage de nos collègues de RTL en luxembourgeois: