
Le conseil de gouvernement a adopté un projet visant à renforcer les droits des femmes tout en luttant contre des pratiques contraires à la dignité humaine, annoncent vendredi soir les ministères de la Santé et de la Justice.
Outre l'abrogation du délai de réflexion obligatoire de trois jours avant une IVG, le projet de loi prévoit ainsi l'interdiction de pratiquer des examens médicaux visant à prouver la virginité ainsi que d'établir ou de délivrer des certificats de virginité. L'hyménoplastie, l'opération visant à reconstituer l'hymen sera également interdite. Martine Deprez, ministre de la Santé et de la Sécurité sociale, parle de "mesures essentielles pour faire avancer les droits des femmes" et la ministre de la Justice, Elisabeth Margue, assure que le gouvernement continuera "à améliorer le cadre légal afin de protéger les droits des femmes", dans un communiqué commun publié vendredi.
L'accord de coalition CSV-DP prévoyait déjà l'abrogation du délai de réflexion obligatoire avant un avortement. C'était aussi une revendication d'associations de défense des droits des femmes ainsi que de la Commission consultative des Droits de l'Homme (CCDH). L'interdiction des certificats de virginité figurait également dans l'accord.