
Selon Roland Kuhn, il s'agit d'une bonne décision d'avoir fermé tous les chantiers à partir de vendredi 17h mais les conséquences pour le secteur du bâtiment seront graves et des retards conséquents sont à prévoir. Il faudrait pouvoir les rattraper cet été, selon lui.
La fédération demande également le remboursement rapide des entreprises qui sont en chômage partiel. Certaines d'entre elles sont déjà confrontées à des problèmes de liquidités.
Roland Kuhn lance également un appel à l'arrêt des appels d'offre publics de projets de construction jusqu'au 20 avril, au plus tôt.
Selon le syndicat, les chantiers et les transports représentent un danger non-négligeable pour les personnes qui travaillent dans le secteur de la construction.
Mais la fermeture de ces chantiers est également synonyme de chômage partiel. Les salariés ne toucheront donc plus que 80% de leur salaire. Pour Jean-Luc Matteis, cet écart devrait être remboursé par l’État afin de permettre aux personnes concernées de toucher l'intégralité de leur salaire.
Le syndicat appelle également le patronat à ne pas répercuter les retards accumulés à cause de cette crise sanitaire sur le dos des salariés. Toujours selon Jean-Luc Matteis de l'OGBL, les délais des chantiers privés et publics devraient être gelés sans plus attendre.
Selon lui, il est encore trop tôt pour prendre la décision de reporter le congé collectif. Le syndicat souhaite d'abord analyser l'évolution de la situation causée par le virus et ensuite trouver des solutions pragmatiques avec le patronat.