
Le ministère d'Etat a fait savoir que les revendications des partenaires sociaux ont été entendues lors de la réunion tripartite qui a eu lieu lundi au château de Senningen. Cependant, elles seront "transférées aux ministres compétents" et devront être discutées lors de "réunions spécifiques" avec ceux-ci.En attendant, plusieurs décisions ont été prises afin d'éviter que les personnes à faible revenu souffrent des conséquences de la pandémie.
La première concerne le chômage partiel qui sera prolongé jusqu'au mois de février 2022 "inclus" pour les secteurs "vulnérables dont les activités restent directement impactées par les mesures sanitaires". De même pour les aides de relance et l'aide aux coûts non couverts. Le ministère d'Etat a précisé que l'indemnité du chômage partiel restera fixée à 80% du salaire horaire brut normal du salarié avec un plafond de 250% du salaire social minimum. Le gouvernement a également confirmé que cette indemnité ne pourra pas passer sous la barre du salaire social minimum luxembourgeois. Une bonne nouvelle pour les salariés à faible revenu concernés.
En marge de ces annonces, le ministre de l'Economie, Franz Fayot, a également annoncé la mise en place d'un nouveau régime de subsides visant à aider les entreprises à adopter de nouvelles technologies de production axées "à la fois sur la transition verte et numérique". Un régime qui devrait prendre effet "début 2022" et dont les détails seront assurément présentés dans les semaines à venir.
Le gouvernement, les syndicats et le patronat ont convenu de se réunir à nouveau "endéans les six mois". Si la question de la généralisation du Covid-Check au travail a été abordée, elle n'a pas fait l'objet d'une déclaration officielle du ministère d'Etat. Rappelons que la nouvelle loi Coviddoit être débattue et votée à la Chambre des députés cette semaine et qu'elle devrait instaurer ce système dans toutes les entreprises et sociétés du pays.