
C'est ce qu'ont déclaré le ministre du Travail, Georges Engel, et le ministre de l'Economie, Franz Fayot, dans une interview à RTL. Les emplois menacés chez Husky Technologies et chez Dupont Teijin inquiètent le gouvernement. Les deux ministres socialistes ont pointé les deux instruments luxembourgeois que sont le "maintien dans l’emploi" et le "chômage partiel". En espérant que grâce à eux, les salariés qui perdront leur emploi dans ces entreprises, puissent trouver une place ailleurs ou être réembauchés plus tard.
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A propos des faillites qui se profilent dans le secteur de la construction ou parmi les agences immobilières, les deux ministres ont expliqué que pour ces entreprises, il serait difficile d'utiliser ces instruments. Franz Fayot et Georges Engel ont parlé d'un secteur hautement concurrentiel, où l'Etat ne pourrait pas intervenir en tant que tel, sinon il fausserait le marché. Le gouvernement ne se réjouirait évidemment pas si des salariés perdaient leur travail dans le secteur de la construction ou celui de l'immobilier. Mais vu les marges importantes que ces entreprises auraient réalisées ces dernières années, il appartiendrait aux employeurs d'assumer leur responsabilité et de tenter de veiller à ce que leurs employés gardent leur travail.
Le ministre du Travail a en outre indiqué qu'avec deux agences immobilières pour 1.000 habitants, le Luxembourg figurerait très haut dans le classement. Selon le ministre de l'Économie, il serait "en fait impossible" d'appliquer le chômage partiel à ces entreprises.
A la question de savoir s'il y aura davantage de faillites et de chômage, Franz Fayot a répondu qu'une récession généralisée serait peu probable. Mais il serait évident que, comme à l'étranger, l'économie tournerait plus lentement. Il s'agirait d'une conséquence parmi d'autres de la politique monétaire des Banques centrales, qui serait toutefois nécessaire aussi pour lutter contre l'inflation.