
L'état de crise n'est pas le moment approprié pour faire une tripartite. Le gouvernement l'avait dit dès le départ. Une tripartite doit être organisée. La réunion de mercredi est une étape préparatoire, c'est pour cette raison que le gouvernement rencontrera séparément patronat et syndicats. Le bon moment pour une réunion commune à trois, ce sera à la mi-juillet, a précisé Dan Kersch au micro de RTL.
Nous traversons clairement une crise structurelle. Les problèmes d'un secteur se propagent aux autres, a expliqué le ministre LSAP. Il est certain que le chômage partiel va se poursuivre jusqu'à la fin de l'année, mais il faut à présent définir les modalités d'après-état de crise. A ce jour, le chômage partiel a coûté près de 800 millions d'euros.
Le Comité de conjoncture s'est réuni la semaine dernière. Dan Kersch avait invité les présidents de l'OGBL, du LCGB et de l'UEL, pour en parler. Il n'a pas été ravi du tout de voir divulguer des détails en plein milieu des discussions. Cela complique les choses, selon le ministre du Travail. Pour une tripartite, il faut respecter les règles, sinon cela n'a pas de sens.
Pour qu'une entreprise survive, elle doit à présent pouvoir se réorganiser, c'est-à-dire licencier, même en chômage partiel. Cela signifie que des licenciements sont possibles, même si une entreprise a obtenu du chômage partiel. Mais cela doit arriver aussi rarement que possible, souligne le ministre du Travail.
Le syndicat LCGB, notamment, n'est pas du tout d'accord sur ce point.
Mardi après-midi, les discussions se poursuivront au sein du Comité de conjoncture à propos des modalités futures du chômage partiel.