
Une construction souvent citée dans la presse car la propriétaire, Barbara Agostino, a fait couper des arbres dans une zone protégée et sans autorisation. Le 25 juin 2020, le chantier a provisoirement été stoppé.
"Quand vous attendez une autorisation depuis si longtemps et que du jour au lendemain, vous vous retrouvez face à quatre personnes qui viennent tout bloquer... j'aurais espéré qu'ils soient plus rapides sur d'autres dossiers", déplore l'entrepreneure qui précise qu'elle n'a pas attendu l'autorisation officielle et que c'était de sa faute.
"Je n'ai probablement pas assez de patience. Une autorisation a été demandée en janvier 2020, cinq mois plus tard, je n'avais toujours pas de nouvelle malgré une réponse orale positive de la part du ministère de l'Environnement qui m'a bien dit que j'avais un 'avis favorable'".
La livraison du bâtiment est prévue pour le mois de janvier 2022, mais une facture imprévue accompagnera la remise des clés, pour compensation du biotope. Une procédure normale, selon Marc Schmit de l'Administration de la nature et des forêts: "ce n'est pas une punition, mais plutôt une compensation quand des biotopes protégés sont détruits. Les dégâts sont calculés en "points éco" qui permettent de calculer le prix à payer".
Dans certains cas, des centaines de milliers d'euros peuvent être facturés aux personnes concernées, dans le cas de la crèche à Hovelange, un montant de 24.000 euros a été confirmé et contesté par la propriétaire qui explique que la facture prend en compte des plantes déjà enlevées par la commune bien avant le début du chantier.
"Qu'aurais-je dû faire? Introduire un recours? Cela aurait encore prolongé la procédure et la construction aurait pris encore plus de retard. Deux appartements sont également prévus pour deux familles de la commune, cela aurait tout retardé".
La propriétaire attend à présent un rendez-vous au ministère de l'Environnement. La crèche est pratiquement terminée, le terrain à l'arrière du bâtiment, là où les arbres ont été enlevés, est en jachère, en attente d'indications des autorités. Après deux lettres sans réponse, le médiateur a également été saisi.
Une enquête a également été lancée par le Parquet à l'encontre de madame Agostino pour destruction de biotope.