
Ces personnels ne peuvent évidemment pas rester à la maison. Mais qu'est-ce qui a changé chez eux et comment se protègent-ils?
La crise sanitaire actuelle a créé une situation exceptionnelle dans notre pays. Les rues sont pratiquement vides, les gens restent chez eux, mais on en croise parfois encore certains. Les pompiers, les policiers et les voitures des services de santé, de secours et d'assistance aux personnes, continuent de circuler. Ils se sont adaptés à la situation, explique Christiane Koetz de HELP.
Des mesures de sécurité ont été prises très tôt afin que le service puisse être garanti aussi longtemps que possible. Même s'il est normal que l'on veille à l'hygiène dans les professions de santé, les mesures ont été renforcées.
Il n'y a pas que les soins qui doivent continuer à fonctionner. La prise en charge de la population en cas d'accident de la circulation ou d'incendie, doit aussi être garantie. Là également, des mesures spéciales ont été prises par le CGDIS afin de garantir qu'un nombre maximum de pompiers professionnels et volontaires sont prêts à intervenir, explique Paul Schroeder, le directeur général du CGDIS. Actuellement, les dispositions ont bien été prises.
Le CGDIS emploie aussi des spécialistes, qui doivent être particulièrement protégés, car s'ils viennent à manquer, ils sont très difficiles à remplacer.
Au Luxembourg, la situation est encore relativement calme. Les gens circulent moins et il y a donc moins d'accidents. Il faut malgré tout se préparer au pire.
Certains services ont cependant dû être restreints: les services "First Responder" dans les communes ont ainsi été suspendus, car il est difficile d'y respecter les mesures de protection indispensables. Cette suppression est en partie compensée par l'augmentation du nombre d'ambulances en service.
La situation est analogue au niveau du secteur des soins: là aussi, plusieurs services ont dû être réduits, afin d'assurer une présence auprès des clients aussi longtemps que possible.
Chaque jour, la situation est réévaluée. Il est difficile actuellement de dire quand on pourra revenir à un service normal. L'objectif est que l'aide d'urgence puisse être garantie à tout moment.