
Un projet de loi concernant cet achat et prévoyant un budget de 170 millions d'euros pour l'exploitation du satellite avait été voté l'été dernier. Cette somme aurait été largement sous-estimée.
Le gouvernement a rentré un nouveau projet de loi avant le week-end qui prévoit une hausse de la somme prévue pour le satellite de 180 millions d'euros. En tout, le système d'observation militaire depuis l'espace coûterait donc 350 millions d'euros.
La Chambre est maintenant sollicitée par le gouvernement afin de permettre la réalisation du projet. L'exposé des motifs précise qu'il a été demandé d'installer les antennes et les systèmes de gestion du satellite à Diekirch mais que cette option n'était pas réalisable. La maintenance et la gestion devront donc sous-traitées à Redu en Belgique. 30 millions d'euros sont prévus pour la maintenance sur dix ans, sans oublier la location des locaux à Redu pour 50 millions d'euros.
C'est le ministre de la Défense François Bausch qui doit présenter ce projet lundi après-midi aux députés de la commission du contrôle budgétaire avant qu'il ne passe en commission de défense de la Chambre.
En début d'année, c'est le satellite GouvSat qui a été mis en orbite à une hauteur de 36.000 kilomètres depuis Cap Canaveral. Cette structure prévoit des fréquences civiles et militaires.