
L'opérateur de voyages Luxair-Tours, a, en revanche, réalisé une très bonne performance en 2021, a expliqué mardi à la Chambre le ministre de la Mobilité, François Bausch. La pandémie aurait eu un effet plutôt positif sur le secteur cargo, c'est-à-dire le transport de fret. Déjà en 2019, avant la crise du coronavirus, la compagnie Cargolux aurait réalisé une très bonne année, selon le ministre. Et cela aurait encore été le cas tant en 2020 qu'en 2021.
L'aviation en général a été fortement impactée par la pandémie de coronavirus, pas seulement au Luxembourg mais dans le monde entier. Le nombre de passagers transportés a fortement chuté et la forte croissance qu'avaient connue les aéroports ces dernières années, a été rompue par cette crise, selon le député CSV Serge Wilmes, qui avait demandé cette heure d'actualité sur la situation de l'aviation au Luxembourg et ses défis futurs. Parmi les plus grands défis auxquels l'aviation est confrontée partout dans le monde, il y a la réduction de la pollution environnementale. Les aéroports devraient également faire des efforts supplémentaires pour fonctionner le plus possible de manière climatiquement neutre, selon le ministre. Et on y travaille activement au Luxembourg aussi.
Le ministre compte sur des motorisations neutres au niveau des émissions de CO2 pour les avions au plus tôt dans 15 ans. D'ici-là, il faudrait utiliser des solutions transitoires, comme par exemple des carburants synthétiques, les e-fuels.
Un autre moyen pour réduire les émissions, serait le recours à des appareils plus modernes, selon Serge Wilmes.
Si François Bausch était d'accord avec le fait que la flotte de Luxair et de Cargolux doit être modernisée, il a souligné qu'un avion acheté aujourd'hui, sera en principe en service pendant 20 ans au moins et que ce n'est donc pas une décision facile.
La députée Myriam Cecchetti (déi Lénk) est pour sa part revenue sur la situation parfois très difficile du personnel des aéroports et des compagnies aériennes, qui a dû être licencié à cause de la pandémie ou qui a subi de sérieuses pertes de revenus à cause du chômage partiel.