LuxembourgL'artisanat fort préoccupé par son avenir

RTL Infos
La crise sanitaire se poursuit et pour les artisans, la situation est de plus en plus grave, sans qu'il y ait véritablement de perspectives.

Tous les secteurs de l'artisanat sont concernés par la pandémie, ont souligné mardi la Chambre des métiers et la Fédération des artisans, dans le cadre de leur réception de Nouvel An, qui avait été organisée digitalement.

L'artisanat et ses 7.800 entreprises, qui emploient 98.000 personnes, espèrent de nouvelles aides.

Le secrétaire général de la Fédération des artisans, Romain Schmit, a appelé le gouvernement à donner un coup de main pendant la deuxième moitié de la législature, afin de pouvoir passer cette période difficile et de la laisser derrière nous.

Les entreprises ne peuvent pas être encore affaiblies davantage.

"C'est pourquoi nous trouvons important que le gouvernement parle avec les corps intermédiaires. Nous l'avons déjà dit à plusieurs ministres, mais ils ne nous croient pas toujours: il ne suffit pas de croiser un copain entrepreneur un soir à un cocktail pour savoir ce que pense l'économie."
C'est pour cette raison qu'il faut discuter avec les fédérations et les différentes chambres, et aussi les écouter.

Le secteur de l'artisanat constate que le dialogue social a bien fonctionné l'an dernier, peut-être sous l'effet de la pandémie. Nous avons en tout cas remarqué que nous avançons mieux quand les politiques se tiennent à l'écart.

"Il y a de très nombreux partis qui utilisent le jeu du dialogue social, pour faire avancer leur propre agenda. Les syndicats ne détestent pas non plus se tourner vers les responsables politiques quand ils font du sur place avec les employeurs, afin qu'ils les aident à avancer. En tout cas, selon notre expérience, plus les politiques s'immiscent activement, plus c'est compliqué."


Les représentants des artisans ont cité l'exemple de Fage pour une politique industrielle qui ne se fait pas. Des procédures longues et complexes, des critères flous et subjectifs: c'est quelque-chose que les entreprises luxembourgeoises connaissent aussi.

Le directeur général de la Chambre des métiers, Tom Wirion:

"Nous avons toujours l'impression, dans un dossier comme Fage ou autre, même dans plusieurs dossiers relatifs à l'artisanat, qu'on regarde plutôt que ça ne marche pas, au lieu de regarder comment cela peut marcher pour qu'une entreprise puisse s'implanter au Luxembourg."

Autre sujet de préoccupation pour la Fédération des artisans et la Chambre des métiers: la situation des indépendants. Leur statut doit être amélioré, notamment dans la perspective d'autres crises éventuelles.

Back to Top
CIM LOGO