
Les patients seraient depuis longtemps pris en otage parce qu'ils n'auraient pas accès à une prise en charge médicale raisonnable, a déclaré le président de l'AMMD, l'Association des médecins et médecins-dentistes. Alain Schmit réagissait ainsi aux propos de la ministre de la Santé, Paulette Lenert, selon lesquels l'appareil à IRM du Centre Médical Potaschbierg ne serait pas fermé, parce que des patients avaient été pris en otage dans cette affaire et qu'ils croyaient d'ailleurs que tout était en ordre.
La mise en service d'un appareil à IRM au Centre Médical Potaschbierg serait une initiative positive, qui viserait à ce que les patients aient accès à une IRM, selon le président de l'AMMD, Alain Schmit. Et maintenant, ça bloquerait.
"Nous sommes donc ici dans une situation, où la ministre dit que ce serait illégal. Nous disons: c'est inexact. Tout le monde a compris que l'accès aux IRM était rare et que nous avons besoin d'une ouverture."
Les consultations avec le ministère de la Santé n'ont pas permis d'avancer. La proposition de l'AMMD, sur la manière dont le Centre Médical pourrait intelligemment être mis en réseau avec d'autres structures, se serait heurtée à l'interprétation de ce qui est juridiquement possible. Une modernisation du système de santé serait pourtant nécessaire. Et pour y parvenir, il faudrait miser davantage sur des structures ambulatoires, d'après Alain Schmit.
"Du non-ambulatoire à l'hôpital, mais de l'ambulatoire en-dehors de l'hôpital. Cela a même été inscrit ainsi dans le programme gouvernemental. C'est une meilleure prise en charge et peut-être même moins chère que dans les cliniques. Mais pour ce faire, nous avons besoin d'un concept pour mener à bien la mise en réseau."
Et l'AMMD aurait présenté ce concept. De même que la manière dont les mêmes médecins pourraient travailler en-dehors et à l'intérieur des structures. Avec des gardes pour tout le monde. Comment la situation va-t-elle évoluer au Potaschbierg? Ce n'est pas évident.
"Cela dépendra du cadre légal et des suites que cela aura. Bien sûr si vous souhaitez tout parquer dans un hôpital, vous n'êtes pas sur la même longueur d'onde que ce que nous proposons."
Il faudrait maintenant fixer la bonne direction. Il ne serait pas tenable à long terme que seuls les hôpitaux pratiquent la médecine spécialisée. Ni du point de vue d'un accès suffisant pour les patients à la médecine, ni de la prise en compte des progrès de la prise en charge médicale.