
À partir du 1er juillet, l'accord permettant aux frontaliers belges de réaliser 100% de leurs activités en télétravail sera reconduit mois par mois, une semaine seulement avant le mois concerné. L'accord signé entre le Luxembourg et la Belgique pourra "être résilié unilatéralement par chacune des autorités compétentes" par une simple notification.
Pour l'Aleba, l'incertitude que cet accord laisse planer sur les entreprises et leurs salariés est trop grand. Dans un communiqué de presse envoyé ce mardi midi, le premier syndicat de la place financière tire "le signal d'alarme" et dénonce un accord "déconnecté de la réalité".
"Les frontaliers belges constituent une part importante de la main d'oeuvre dans le secteur financier. Dans certaines entreprises, ils représentent jusqu'à la moitié du staff. Si lé télétravail ne peut être poursuivi et que ces frontaliers reviennent tous les 1er juillet, il sera impossible pour les entreprises de les accueillir dans les conditions sanitaires requises" prévient le syndicat. Il demande donc au Luxembourg de négocier avec la Belgique une prolongation du télétravail jusqu'au 1er septembre. "D'ici là, la situation sanitaire aura évolué, la période de congés aura permis aux entreprises de s'organiser et un retour graduel aura pu être réalisé."
Dans un contexte plus général, l'Aleba estime que le nombre de jours de télétravail pour les frontaliers doit être augmenté, tout en respectant le seuil européen des 25%.