Toujours selon les responsables politiques de l’ADR, “il n’est pas toujours facile de naviguer ce bateau politique, mais nous nous en sortons plutôt bien”.
La présidente Alexandra Schoos a placé la réforme des pensions au cœur de son discours et a rappelé que c’était grâce aux députés Mehlen et Gibéryen que ces discussions ont eu lieu. Selon elle, l’ADR est le premier parti à avoir proposé des éléments concrets pour cette réforme.
L’ADR n’accepte cependant pas l’idée qu’une croissance démographique est nécessaire pour assurer les pensions, “il faut sortir de ce piège de la croissance, nous ne voulons pas d’un État à un million d’habitants, et encore moins deux millions”. Lors du congrès national, les responsables ont plutôt proposé une augmentation des cotisations de 8 à 9% et une augmentation de l’âge du départ à la retraite anticipée d’un an. Selon l’ADR, l’âge légal du départ à la retraite de 65 ans ne doit pas être modifié, tout comme les années de cotisation.
Pour l’eurodéputé Fernand Kartheiser, l’important c’est de conserver la liberté d’expression. Selon lui, la Commission européenne tente de réprimer les avis non-conformes à travers des régulations ou des interdictions. “Même si la stabilité démocratique est l’une des principales priorités de la Commission, il faudrait qu’elle représente cette démocratie d’une manière plus crédible”, a notamment critiqué l’eurodéputé luxembourgeois. Pour lui, il faudrait que l’Europe se joigne au changement de paradigme aux États-Unis dans le cadre de la guerre en Ukraine afin de faire avancer de manière pragmatique les négociations avec la Russie.

Alors que l’ADR est appelé par les autres partis “le pire du pire”, Fred Keup voit cela comme “un signe qu’ils n’ont rien accompli et que ces allégations prouvent bien qu’ils se cherchent une raison d’être”. Le président de fraction avance même pour déi Gréng qu’ils ne participeront plus à la formation d’un gouvernement.
Toujours selon ses propres propos, la liberté d’expression est en danger et l’élite politique est “loin de la réalité des citoyens”, comme l’indique Fred Keup pour qui “l’ADR est le parti le plus démocratique du pays”.
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