Pouvoir d'achatL'adaptation du barème d'impôt repoussée, les syndicats remontés

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Invitée de la rédaction de RTL ce lundi, la ministre des Finances Yuriko Backes s'est à nouveau prononcée pour la prudence: un changement du barème d'impôt n'est pas prévu à court terme.
© RTL

Voilà un sujet qui fera débat pendant les élections législatives: le barème progressif de l'impôt. Gelé depuis plusieurs années, il limite le pouvoir d'achat des travailleurs et l'effet de l'index. La Chambre des salariés réclame justement son indexation pour soulager les ménages.

Ce lundi sur RTL, la ministre des Finances Yuriko Backes a montré sa frilosité sur une éventuelle modification de ce barème pour moins taxer les Luxembourgeois et les frontaliers. "Une adaptation du barème d'impôt ne serait pas responsable en ce moment. Nous vivons une crise économique, avec de nombreux imprévus. Une décision "structurelle" comme celle-ci influerait sur les prochains budgets."

Bien qu'efficace pour aider le pouvoir d'achat, cette mesure coûterait cher. Le gouvernement se concentre donc pour l'instant sur le crédit d'impôt, un outil plus "ciblé".

Le barème pourrait toutefois être mentionné avant octobre puisqu'une tripartite est organisée début mars entre le gouvernement, le patronat et les syndicats.

Et justement, un front commun syndical entre le LCGB, l'OGBL et la CGFP a demandé en urgence à rencontrer le Premier ministre avant la tripartite afin de faire comprendre au gouvernement que le barème de l'impôt doit absolument être adapté.

Ils expliquent que lors des dernières réunions du Comité de coordination tripartite, une telle adaptation constituait une revendication principale des trois organisations à laquelle le Gouvernement n’a pas encore donné suite.

Or, dans le contexte d’une inflation toujours élevée, "cette adaptation est devenue indispensable aux yeux des organisations syndicales afin d’assurer le maintien du pouvoir d’achat des salariés et pensionnés. Sans ajustement du barème, ce pouvoir d’achat n’est compensé qu’au niveau du brut, alors qu’il continue à diminuer sur le net. En effet, pour un salaire moyen, une tranche indiciaire de 2,5% brut représente seulement une augmentation nette de 1,75%", peut-on lire dans le communiqué commun.

Il estiment qu'il est "largement temps que cette augmentation de la pression fiscale rampante et cachée arrive à sa fin".

© Didier Weber/RTL

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