
Son client nie avoir eu l'intention de tuer sa soeur et son beau-frère quand il a commandé du poison sur le darknet. Voilà ce qu'a déclaré l'avocat de l'ex-policier poursuivi pour double meurtre, mardi matin au tribunal de Luxembourg.
L'accusé n'a pas voulu ce qui s'est passé en septembre 2016 à Bereldange, selon Maître Rosario Grasso. Son client n'a jamais contesté être seul responsable de ce qui est arrivé.
Il doit donc payer pour le préjudice qu'il a causé. Qu'il soit décrit comme étant sans scrupules, n'implique pas le manque de scrupules et l'intention au niveau des faits, selon l'avocat. La distance du prévenu vis-à-vis des autres est simplement une réalité. A un moment donné, l'ex-policier a cherché du poison et il voulait de la toxine botulique. Il a pensé qu'il en avait acheté et pas du cyanure. Il savait que la toxine botulique peut être mortelle, mais il a provoqué quelque-chose qu'il ne voulait pas. Maître Rosario Grasso a également fait remarquer que les autres personnes, que son client aurait aussi empoisonnées, étaient toujours là. L'accusé ne vivait pas au-dessus de ses moyens, mais il faisait ce qu'il voulait, de sorte qu'on peut seulement parler d'une hypothèse, à propos du fait qu'il aurait provoqué la mort de sa soeur afin d'hériter. Il y a un aveu par rapport à ce qui est arrivé, mais pas par rapport à un acte volontaire, de sorte qu'il ne faut pas retenir la préméditation, mais l'administration de substances ayant entraîné la mort.
Au début de l'audience, l'accusé avait déclaré que la décision de donner du poison à sa soeur et au compagnon de celle-ci, avait été un processus lent. Il n'avait pas décidé ça le jour-même. Ensuite les avocats de sept membres de la famille du beau-frère ont demandé 700.000 euros de dommages et intérêts. Maître Wolfsteller, l'avocat des parents de la victime, a souligné qu'un homicide par empoisonnement était "l'acte le plus lâche" (citation).
Ce procès se terminera mercredi avec le réquisitoire de la représentante du parquet.