
"Toutes les personnes qui ont vu la vidéo ont été choquées, moi aussi" a déclaré Lydie Polfer dans une interview accordée à RTL ce mardi matin.
"Je n'ai pas non plus apprécié le fait que le chien de l'agent soit hors de contrôle et qu'il s'était libéré de sa muselière. Mais il faut aussi connaître les événements qui ont conduit à cette situation" a expliqué la bourgmestre qui explique que "la vidéo dure 30 secondes mais que beaucoup de choses se sont passées juste avant que l'enregistrement ne commence. Comme nous étions confrontés à de nombreuses demandes de la presse, nous avons décidé d'organiser une conférence afin d'être totalement transparents".
Selon la bourgmestre, cette "sortie médiatique" était tout à fait justifiée tout en attendant les premières conclusions de l'enquête. Le contrat avec la société concernée a été conclu jusqu'en novembre.
Lydie Polfer regrette l'absence de caméras de surveillance dans ce secteur, "cela permettrait de clarifier cette affaire beaucoup plus rapidement". Elle a également déclaré ne pas être naïve et penser que ces quatre agents de sécurité pourraient résoudre le problème, elle sait très bien que seule la police peut faire usage de la violence. L'enquête devra établir si la société de sécurité a bien respecté toutes les règles.
"Les streetsworkers avaient cependant déjà remarqué le comportement déplacé de la victime plusieurs heures avant l'incident", souligne Lydie Polfer qui a également expliqué que l'agent et son chien ne seraient plus déployés dans le quartier de la gare jusqu'à nouvel ordre.
La bourgmestre a également lancé un appel au ministre de la Police Henri Kox afin d'organiser une réunion de citoyens encore ce mois-ci: "j'aimerais que le ministre entende ce que les gens ont à lui dire. S'ils sont d'avis que cette solution n'est pas efficace, alors nous la supprimerons immédiatement".
Lydie Polfer explique également que la situation autour de la gare n'est plus tenable, "avec des deals de stupéfiants en pleine rue, les gens ne se sentent plus en sécurité. Plus de 40% de la criminalité du pays se déroule ici". Des propos rapidement contestés et corrigés par le ministre de la Police Henri Kox.
La bourgmestre a déclaré s'être rendue lundi soir sur place avant de constater la présence d'une vingtaine de dealers, à côté desquels les voitures de police passent sans s'arrêter. La salle de consommation de drogue Abrigado devrait bientôt être délocalisée, reste à trouver une nouvelle structure.