Pendant que le président américain Donald Trump discute de la fin de la guerre avec la Russie sans inclure l’Ukraine, sur le front, les combats se poursuivent. Notre collègue de RTL, Marlène Clement, a évoqué la situation actuelle avec le président de l’ASBL “LUkraine”, qui soutient le peuple ukrainien.
L’Ukraine continuera à tout faire pour se défendre, selon le président de LUkraine, Nicolas Zharov. Mais ce ne sera pas possible sans le soutien des alliés:
“On ne peut pas s’en sortir tout seul, ça c’est sûr. Et il faut comprendre que l’armée russe ne compte pas les personnes pour ses attaques, pour ses avancées. Donc elle recrute de plus en plus de personnes en Russie pour avancer sur les lignes de front. L’Ukraine, malheureusement, n’a pas assez de capacités. Et nous, on fait prévaloir la vie humaine sur les gains territoriaux.”
La Russie ne s’arrêtera pas à l’Ukraine, met à nouveau en garde le président de l’ASBL. La sécurité de l’Europe est en danger:
“Les ambitions, c’est de rétablir la zone d’influence de l’Union soviétique, donc il y a d’autres pays qui sont concernés, à part l’Ukraine. Et on espère que, maintenant, nos alliés européens surtout, feront ce qu’ils peuvent pour se réindustrialiser, pour donner plus d’aide à l’Ukraine, prendre plus des sanctions contre la Russie et bien sûr éclaircir la situation, compte tenu des évaluations outre-Atlantique.”
Nicolas Zharov critique vivement le fait que l’Ukraine et l’Union européenne ne soient pas assises actuellement à la table des négociations pour discuter de la fin de la guerre. Les autorités américaines se laissent fortement influencer par le discours russe. La semaine dernière, le président des Etats-Unis, Donald Trump, a qualifié le président ukrainien Volodymyr Zelensky de “dictateur” et l’a pratiquement rendu responsable de la guerre.
“Et c’est très malheureux d’entendre des messages pareils envers une personne qui a fait le maximum pour résister à l’une des plus grandes armées du monde, qui a agressé un pays sans aucune raison valable.”
Selon l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, plus de six millions d’Ukrainiens ont été enregistrés comme réfugiés en Europe depuis le début de la guerre. Quelque 5.000 réfugiés ukrainiens vivent actuellement au Luxembourg. De nombreux Ukrainiens, hébergés dans une famille d’accueil au début du conflit, ont dû finalement rejoindre les structures dédiées aux réfugiés, dont certaines sont complètement saturées:
“On voit beaucoup de problèmes au niveau des relations entre les employés de Caritas, de la Croix-Rouge, de l’ONA et les réfugiés, surtout au niveau du soutien mental. On voit des cas qui atterrissent à la police, donc les enfants doivent être séparés de leur famille. Il y a même des cas de suicide qui se produisent.”
Le président de LUkraine ne voit pas de véritable solution à ces problèmes. Tout le monde espère la fin de la guerre et souhaite pouvoir retourner en Ukraine.
L’association LUkraine avait appelé à une marche solidaire samedi sous le signe de la “Justice en Ukraine, et paix en Europe” afin de marquer les trois ans de cette guerre qui fait rage aux portes de l’Europe.