La dernière journée de la visite d'Etat en Lettonie du Grand-Duc Henri accompagné des ministres des Affaires étrangères et de l'Economie, a été marquée par la visite du Centre national de réhabilitation "Vaivari" à l'ouest de Riga. Le destin de trois soldats ukrainiens, qui y sont soignés, a particulièrement touché le Grand-Duc.
"Ils ont tous les trois été blessés. Un soldat a perdu ses jambes. Un autre a une grave blessure au bras. L'un d'eux a même de la famille au Luxembourg. Une coïncidence impressionnante, qui montre aussi la proximité de la guerre", selon le Grand-Duc.
La solidarité lettone vis-à-vis de l'Ukraine est omniprésente. Un char russe détruit venu d'Ukraine est désormais considéré comme une attraction touristique devant l'ambassade de Russie à Riga.
"Nous sommes ici dans un pays qui a investi 1% de son PIB en Ukraine l'année dernière pour aider. En Lettonie, le sentiment est que si la Russie gagne aujourd'hui - si l'Ukraine n'a pas les moyens de se défendre - alors nous pourrons être les suivants la prochaine fois. Même s'il faut relativiser cela: j'ai du mal à croire que Poutine envahira un pays de l'OTAN. D'autres pays qui se trouvent dans la zone, comme la Géorgie, la Moldavie, risquent de suivre le même chemin que l'Ukraine", explique le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn.
Que ce soit sur le plan économique, en politique étrangère ou encore en matière de défense, les relations entre le Luxembourg et la Lettonie continueront de se concrétiser dans les années à venir.