
Jusqu'à présent, l'Institut national de la statistique avait supposé que le prochain index n'arriverait que début 2023. Mais avec le renforcement de l'inflation, il pourrait finalement être déclenché plus tôt.
"Il n'est pas exclu qu'une autre tranche indiciaire tombe cette année et le 3 août seront publiés les derniers calculs", a déclaré le directeur du Statec Serge Allegrezza, ce lundi matin à RTL.
Contrairement aux prévisions faites au printemps, il faut désormais partir du principe que l'inflation sera nettement plus élevée. Serge Allegrezza a déclaré que dans le cas où la guerre en Ukraine devait se poursuivre, il pourrait y avoir 3,4% d'inflation l'année prochaine.
Selon l'accord de fin mars, le Luxembourg n'appliquera pas plus d'une tranche indiciaire par an. C'est ce qui s'est passé le 1er avril 2022. Puis un nouvel index prévu le 1er juillet a été repoussé au 1er avril 2023.
Pour ne pas cumuler plusieurs index en avril 2023, le gouvernement s'est engagé à retrouver partenaires sociaux. D'après Serge Allegrezza, les discussions risquent donc de débuter beaucoup plus tôt et d'être beaucoup plus intenses.

En ce qui concerne les critiques de l'OGBL, Serge Allegrezza précise que l'OGBL et la Chambre des salariés ont une approche différente dans leur analyse des mesures de la tripartite.
Il y deux semaines l'OGBL avait critiqué le fait que les personnes aux plus faibles revenus pâtissent du report de l'index et ce malgré les crédits d'impôts. Le directeur du Statec a expliqué qu'à la fin du mois de mars la tripartite avait cherché à compenser les domaines où les dépenses avaient augmenté plus que les revenus. Selon Serge Allegrezza, les deux approches sont néanmoins justifiées.
Cependant, il a également admis qu'il existe de grandes différences et une hétérogénéité parmi les revenus et les comportements des différents ménages. Même s'il serait possible de calculer tout cela, cela compliquerait énormément la tâche. Le Statec se satisfait déjà de l'adoption de leur approche socialement sélective des quintiles, c'est-à-dire la répartition des revenus en cinq catégories.