
Des petits, des grands, du soleil et de nombreux drapeaux arc-en-ciel. Luxembourg-ville a célébré la diversité jeudi soir avec la Pride Run, qui précède le lancement de sa Pride Week. À une semaine de la marche de l'égalité, organisée le samedi 11 juillet, les participants ont célébré la tolérance et l'ouverture d'esprit qui caractérisent si bien le Grand-Duché.
"C'est notre fierté" a rappelé Yuriko Backes, ministre de l'Égalité. "Le Luxembourg est un pays "LGBTQI+ friendly", où chacun peut être soi-même. La diversité fait notre force."
Courir était à la fois l'élément central et pourtant le moins important de cette Pride Run qui a tout de même rassemblé plus de 4.000 participants au Knuedler pour la course des enfants, la marche et les deux parcours de course de 5 et 10 km.
Marco, qui se définit comme membre de la communauté LGBT, a sauté le pas cette année pour sa première participation. "Avant je n'osais pas participer." Cette année, c'est accompagné de Hugo, Caro et Mélanie qu'il a épinglé son dossard pour prendre part à la fête.
Venues de France et restées sur place spécialement pour la course après leur journée de travail, Marie et Séverine le clament haut et fort : elles sont là "pour la cause". Mégane et Lili aussi, elles qui arboraient des paillettes sur le visage et des déguisements de licorne, qui leur ont d'ailleurs valu les compliments du speaker de course. "C'est du plaisir d'être là, moi je marche mais Lili va me traîner sur tout le parcours" plaisantait Mégane, plutôt habituée des tapis de gym. Pour Lili, c'est une dernière séance de sport avant de filer vers le sud de la France pour affronter le terrible semi-marathon du Mont Ventoux.
D'autres sont là "pour le fun", comme l'a annoncé cette participante venue accompagner sa soeur et sa compagne. Et du fun, il y en a eu. Pour les parents d'abord, parfois bien en peine pour suivre leurs enfants lors de la course des "kids" ! Et pour les adultes qui se sont élancés par vagues à travers les rues de Luxembourg, sur une épreuve qui, de toute façon, n'était pas chronométrée. Preuve, s'il en fallait encore une, que courir n'était pas le moment le plus important de la soirée.