Ruée sur les climatiseurs Lidl Rupture de stock, foule et tensions : la folie s'empare de la Moselle

Anaïs Riffi
Des clients présents dès 5 heures du matin, des magasins pris d'assaut et des climatiseurs introuvables. Ce jeudi 2 juillet, l'opération promotionnelle de Lidl a suscité un véritable engouement en Moselle, dans un contexte de fortes chaleurs. Si les scènes de bagarres les plus spectaculaires ont été filmées ailleurs en France, le département n'a pas échappé à la frénésie.
© Capture d'écran vidéo / Luc Auffret / X

À Woippy, Amnéville ou encore Sainte-Marie-aux-Chênes, certains clients ont patienté plusieurs heures avant l'ouverture des portes. À Amnéville, plusieurs personnes étaient déjà sur place dès 5 heures du matin dans l'espoir d'obtenir l'un des climatiseurs proposés à prix réduit.

À l'échelle nationale, plus de 200 000 appareils avaient été répartis dans les magasins bleus et jaunes. L'annonce d'un nouvel épisode caniculaire a largement contribué à l'affluence observée ce jeudi matin. Dans plusieurs villes françaises, des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des bousculades, des échauffourées et parfois des bagarres entre clients au moment de l'ouverture.

Déception à Woippy, cohue à Sainte-Marie-aux-Chênes

À Woippy, les clients ont découvert dès leur arrivée une affiche annonçant : "Nous informons notre aimable clientèle que nous ne serons pas en mesure de vendre l'article ci-dessous : climatiseur mobile."

"Je suis dégoûtée. J'étais venue spécialement pour l'ouverture. Je suis même arrivée à 7 h 30 pour être la première devant la porte. On était une dizaine à attendre. Dès que j'ai vu l'affiche, j'ai fait demi-tour. Je vais finalement me renseigner pour faire installer une climatisation murale", raconte Djazia, habitante de Woippy.
La rupture de stock était telle qu'un message diffusé sur le répondeur téléphonique national de l'enseigne informait également les appelants de l'indisponibilité des climatiseurs mobiles.

À Sainte-Marie-aux-Chênes, l'ambiance est rapidement montée d'un cran. "C'était une scène de guerre. Les gens se donnaient des coups de chariot. Le directeur est intervenu pour expliquer à la centaine de personnes présentes qu'il n'y avait que trois climatiseurs. Il a même vérifié les caméras pour savoir qui était arrivé en premier. J'avais tellement peur qu'on m'agresse. Deux jeunes m'ont raccompagné jusqu'à ma voiture après que j'ai été menacée. J'attendais depuis 6 heures du matin", témoigne Coralie.

Des magasins pris au dépourvu

À Thionville, dans une enseigne de grande distribution du centre commercial Géric, les employés ont eux aussi dû répondre à un afflux de demandes.

"Nous devions recevoir des climatiseurs, mais la livraison n'est finalement jamais arrivée. Nous n'avons aucune information à ce sujet", explique la responsable du rayon électroménager. "Nous avons reçu plus de 30 appels aujourd'hui et beaucoup de clients se sont déplacés spécialement pour cet article", ajoute-t-elle.
Au Luxembourg, l'opération commerciale n'était, en revanche, pas proposée.

Une opération dopée par la canicule

Outre les climatiseurs, l'enseigne allemande de hard-discount proposait également plusieurs ventilateurs à prix réduit, dont un modèle colonne affichée à 14,99 euros au lieu de 19,99 euros. Des tarifs attractifs qui, combinés aux fortes chaleurs annoncées, ont provoqué un afflux inhabituel dans les magasins mosellans comme dans le reste du pays. Les vidéos de bousculades et d'altercations, largement relayées sur les réseaux sociaux, illustrent l'ampleur de cette ruée vers les appareils de rafraîchissement.

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